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preparatory:AB 271262

Moret Isabelle · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2020-10-29

Wortprotokoll

Je déclare ouverte cette session spéciale en vous saluant bien cordialement. Passer les fêtes de Noël en famille? Permettre une belle saison de ski à nos régions de montagne? Aider nos jeunes à étudier dans de bonnes conditions ou à trouver une place d'apprentissage ou de travail? Maintenir nos emplois, nos revenus et nos aides sociales? C'est maintenant que cela se joue!

Mesdames et Messieurs, chers collègues, nous sommes dans une phase cruciale de la pandémie. Après une première vague qui nous a tous surpris et le répit de l'été, où le virus bouronnait, tapi dans quelques foyers localisés, nous voici face à cette deuxième vague que tout le monde redoutait. Casser la vague? Oui, c'est possible; le Conseil fédéral a pris les mesures pour y parvenir sans confinement général et sans fermer toutes les écoles. Maîtriser le virus sans vaccin? Oui, c'est possible; d'autre pays l'ont déjà fait. Nous pouvons le faire, nous devons le faire, pour éviter des mesures supplémentaires.

Je lance un appel citoyen à tous: retrouvons l'unité nationale, la solidarité confédérale de ce printemps. Protégeons les plus vulnérables et préservons notre système de santé. Cette solidarité qui nous a permis de traverser la première vague sans jamais voir, en Suisse, ces images - que nous avons vues dans d'autres pays - de malades traités dans les couloirs d'hôpitaux surchargés. Nos hôpitaux en Suisse ont parfois été chargés ce printemps, mais jamais, jamais, débordés. Soyons à nouveau solidaires avec le personnel soignant et non soignant de nos hôpitaux, de nos établissements pour personnes âgées et d'aide à domicile. Car maintenant, nous connaissons mieux ce virus, son mode de transmission et le fait que le risque est plus grand dans des locaux fermés mal aérés.

Le port du masque protège autrui et réduit le risque de celui qui le porte de se faire contaminer. Nous savons que ce virus touche très peu les enfants et qu'il n'est, heureusement, pas aussi mortel que d'autres virus, comme le virus Ebola. Il reste toutefois virulent. Heureusement, les traitements se sont améliorés, et la mortalité a diminué. Mais pour déployer toutes leurs compétences, nos hôpitaux doivent pouvoir continuer à travailler dans de bonnes conditions, avec un flux maîtrisé de patients.

Pour notre économie aussi, la vague doit être cassée. Comment une entreprise pourrait-elle encore fonctionner, avec dix, vingt, trente pour cent de son personnel absent pour raison de quarantaine ou de maladie, ou simplement absent par peur d'être contaminé? La confiance est également un élément central de notre développement économique: les gens qui ont peur n'achètent plus, ne voyagent plus et ne se rendent plus au restaurant ou au spectacle.

Nous pouvons tous contribuer à casser cette deuxième vague, chacun à son échelle. Car désormais aussi, nous maîtrisons les outils qui nous permettent de continuer à vivre avec ce virus, les fameux gestes barrières. Le geste de désinfection doit devenir un automatisme ancré en chacun de nous, comme le brossage des dents. Le geste de désinfection: se désinfecter les mains à chaque fois que l'on change d'endroit. Lorsqu'on change de pièce, désinfection! A l'entrée et à la sortie, d'un magasin, d'un train, d'un bus ou d'une voiture, désinfection! Chez le coiffeur, le fleuriste, le dentiste, désinfection! A l'entrée d'un bureau, d'une administration, d'un restaurant, désinfection!

Et pour casser la vague, créons notre propre bulle de protection personnelle de 1,5 mètre autour de nous. Cette distance physique très simple et efficace. N'entrons pas dans la bulle de 1,5 mètre des autres, à moins que tous portent correctement un masque. Ne laissons pas les autres entrer dans notre bulle de 1,5 mètre, sans que chacun porte correctement un masque. Avec tous, la distance ou le masque, y compris et surtout avec nos amis et notre famille qui n'habitent pas dans notre foyer. Ce n'est pas votre collègue de travail qui est un risque, c'est la pause-café ou la bière bue avec lui après le travail à moins de 1,5 mètre. Ce n'est pas votre coiffeur qui est un risque, mais le fait de vous approcher sans masque à moins de 1,5 mètre de votre oncle, de votre cousine, de votre meilleur ami ou de votre fils de vingt-cinq ans. Vous voulez passer les fêtes de Noël avec eux? Alors, faites une pause "bulle de 1,5 mètre" maintenant ou, du moins, limitez à quelques personnes par semaine, celles [PAGE 1982] qui ont le droit d'entrer dans votre propre bulle. Un bon chasselas reste un bon chasselas, même à 1,5 mètre!

Nous devons continuer à vivre, à travailler, à étudier, à consommer et à nous amuser, mais avec trois armes simples, à portée de tous, pour casser la vague: le geste de désinfection, la bulle de protection de 1,5 mètre, et le port correct du masque.

Tous unis, tous solidaires, cassons la vague! Alle gemeinsam, alle solidarisch! Tutti uniti, tutti solidali! Tuts unids, tuts solidarics!