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preparatory:AB 285525

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2021-06-16

Wortprotokoll

Merci beaucoup pour votre question, Monsieur Fridez. Je crois qu'on doit faire la différence ici entre le nombre de lits dans les hôpitaux et le nombre de lits en station de soins intensifs, qui ont été au coeur de la discussion avec le coronavirus. Avec la situation que nous avons vécue, le nombre de lits qui existent dans les hôpitaux en Suisse n'a jamais posé de problème. Là où on a craint des difficultés, c'était pour le nombre de lits dans des conditions très spécifiques de soins intensifs. J'ai remarqué avec beaucoup d'intérêt que le système hospitalier a fait preuve au début 2020, entre février et mars 2020, d'une flexibilité assez extraordinaire, avec des capacités d'augmentation qui ont été massives, il faut le dire franchement, face à une première vague d'un virus qu'on ne connaissait pas très bien et alors qu'on ne savait pas trop ce qui allait arriver. On avait comme seul point de repère ces images très difficiles, notamment du nord de l'Italie, en février-mars 2020. Donc, c'est possible.

D'un autre côté, les hôpitaux doivent aussi fonctionner d'une manière économique. Ils sont donc aussi intéressés à ne pas simplement avoir des réserves de capacité qui ne sont pas occupées. C'est ce qui fait toute la difficulté de la planification. Le maître-mot dans cette situation, le maître-mot dans la gestion en général d'une situation de crise, et c'est ce que nous vivons avec la pandémie depuis quinze mois, c'est la flexibilité. Nous voyons bien, alors que les perspectives s'améliorent, alors que la campagne de vaccination se passe très bien et doit encore progresser - on n'en est pas encore à la fin -, alors que les perspectives de ce point de vue sont bonnes, ce qui va nous permettre de lever les restrictions, que le virus va continuer à circuler dans la population qui ne sera pas vaccinée. Cela signifie que, pour les structures hospitalières, ce n'est pas forcément tout simple, ce qui arrive. Notamment, la prévisibilité de ce qui arrive est difficile.

C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons, je le répète, qu'appeler l'ensemble des acteurs à être le plus flexibles possible et à essayer de prévoir des choses, même si elles sont difficilement prévisibles à six ou huit mois d'avance.