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Levrat Christian · Ständerat · 2021-09-14

Levrat Christian · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2021-09-14

Wortprotokoll

Je dois vous remercier pour ce débat, car c'est un de ces débats qui fait le charme du Conseil des Etats, où les lignes partisanes s'estompent au gré des intérêts régionaux, disons-le comme cela. C'est probablement ce qui fait la richesse de ce conseil. Beaucoup d'arguments ont déjà été développés dans le débat d'entrée en matière, donc je ne reviens pas sur cette question.

J'aimerais simplement m'arrêter sur un argument un peu original - ou un peu plus original - qui a été développé par notre collègue Noser tout à l'heure et qui consiste à dire que la raison pour laquelle des agriculteurs arrêtent de cultiver la betterave sucrière ne réside pas dans le prix, mais dans[NB]les[NB]difficultés phytosanitaires auxquelles ils sont confrontés.

Sur le principe, il a évidemment raison, et le Conseil fédéral y répond de deux manières, d'une part, en investissant - et cela a été exposé en commission - quelque chose de l'ordre de 3 millions de francs par année dans Agroscope pour développer des espèces plus résistantes nécessitant moins d'engagement de produits phytosanitaires, d'autre part, en prolongeant les contributions accordées à des cultures spéciales, dont on parle. Ce n'est pas aussi inefficace, cher collègue Noser, que vous le dites. Le chiffre à retenir à ce titre est que si un paysan utilise l'ensemble des moyens à sa disposition, s'il pratique une reconversion écologique de ses cultures de betterave sucrière, il touche des subventions cumulées de l'ordre de 6000 francs par hectare. On doit considérer, notamment en comparaison avec d'autres moyens de production, qu'avec un soutien de 6000 francs par hectare ces incitations sont tout à fait efficaces et devraient nous permettre d'empêcher un recul plus fort des surfaces de betterave sucrière.

Ceci dit, la majorité de la commission considère sur cet objet soumis au vote maintenant que l'industrie de la transformation peut faire un effort supplémentaire et vous invite à maintenir, dans la loi cette fois-ci, la protection à la frontière.