Gapany Johanna · Ständerat · 2021-09-16
Gapany Johanna · Ständerat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion · 2021-09-16
Wortprotokoll
J'espère vous voir soutenir la majorité de notre commission. J'ai la chance de faire partie de cette génération de femmes qui travaillent, grâce à des réformes passées, grâce aussi à des décisions courageuses et nécessaires, et aussi grâce à des hommes qui se sont, à une époque, battus et qui ont soutenu cette quête d'égalité que l'on tente tant bien que mal de poursuivre.
J'ai entendu que l'on ne revenait pas sur des sujets qui avaient été votés. Il me semble que ce n'est pourtant pas ce qui avait freiné les ardeurs du parti dont l'ancien président est un collègue fribourgeois. Mais plus sérieusement, le vote du jour concerne un des pans d'une réforme qui avait été proposée. La raison pour laquelle elle est discutée aujourd'hui est que cette partie de la réforme avait été énormément discutée dans le cadre des débats. Il y avait eu l'annonce d'un "plan[NB]b", - je m'en souviens parce que j'avais participé aux campagnes -, proposé par l'auteure de l'initiative parlementaire, une annonce qui avait rassuré une partie de la population qui n'était effectivement pas favorable à l'autre pan du projet. Après, les sondages ont ma foi dit ce qu'ils voulaient dire. Mais dans tous les cas ce qui est ressorti durant les débats et ce qu'a entendu principalement la population, c'est ce combat par rapport à ce qui était perçu comme un cadeau pour les plus riches, autrement dit la déduction pour les enfants et non pas la déduction des frais de garde.
Je reviens sur un point qui me semble important, parce qu'on a voulu opposer les différents types de familles, en disant qu'il y avait des gagnants et des perdants, donc, des familles qui avaient besoin d'aide. Je crois qu'il n'y a pas de perdants. Il n'y a que des familles et il n'y a que des gagnants, et surtout il y a une société qui peut gagner à partir du moment où l'on continue à se battre pour une société égalitaire, pour une société dans laquelle les femmes aussi peuvent continuer à travailler, les hommes également d'ailleurs.
Il y a des familles qui contribuent: qui payent des impôts, qui payent leurs places de crèche, qui payent les assurances. Je crois que cette décision relève d'une question de cohérence. Parce qu'on a beaucoup parlé de la famille moderne, dans laquelle les deux parents travaillent - et doivent travailler. Quand j'entends parler de familles "aisées", il s'agit plutôt de familles dans lesquelles on n'est pas obligé de travailler, et on est là dans un tout autre débat. Je crois, et je pense que c'est partagé par la plupart des personnes qui en ont fait l'expérience, que faire des enfants n'est pas quelque chose qui rend riche.
J'espère fortement vous voir soutenir la majorité de la commission.