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Borloz Frédéric · Nationalrat · 2022-03-03

Borloz Frédéric · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2022-03-03

Wortprotokoll

L'initiative pour les glaciers, cela a été dit, a pour but de sauver les Alpes et de préserver la qualité de vie des gens qui vivent dans cette région-là. En fait, elle propose quatre volets: d'abord, un transfert conséquent des transports de la route au rail; ensuite des objectifs de réduction de CO2 pour chaque nouvelle immatriculation; de plus, l'ajout d'un élément CO2 à la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations; enfin, des encouragements aux innovations technologiques.

Dès son lancement, je ne vous cache pas que j'ai eu de la sympathie pour cette initiative. Il me semble effectivement que la question du climat dépasse les clivages partisans. Je regrette d'ailleurs certains propos très clivants qui ont été prononcés à cette tribune. Je suis sûr que cela ne se reproduira plus. Je dois reconnaître que ma sympathie à l'égard de cette initiative était pleine et entière.

La question du climat nous préoccupe. Individuellement, les comportements changent. Economiquement, les entreprises multiplient les mesures. Elles sont nombreuses, une grande majorité, à entreprendre des actions précisément pour diminuer leurs émissions de CO2. Les pouvoirs politiques, qu'ils soient communaux, cantonaux ou fédéral, multiplient les décisions, multiplient les actions pour diminuer les émissions de CO2.

Alors, entre le moment où cette initiative a été déposée et aujourd'hui, le monde a un peu changé, la Suisse a un peu changé. Le contre-projet direct du Conseil fédéral tient compte finalement de ces évolutions, des changements, des circonstances qui entourent la question climatique. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui, c'est vrai, je vais soutenir le contre-projet direct du Conseil fédéral. Je sais aussi que beaucoup d'entre vous critiquent justement la situation en disant qu'elle n'évolue pas assez vite, qu'il n'y a pas assez de progrès, alors que véritablement ces changements se multiplient. Je pense qu'il vaut mieux les encourager plutôt que de blâmer les gens parce qu'ils ne modifient pas leur comportement, de blâmer les entrepreneurs parce qu'ils n'adaptent pas leur manière de travailler. Ce n'est pas le cas, c'est en train de changer. Si on n'arrive pas encore à le mesurer, le changement est en cours.

S'il y a une chose à laquelle il faut veiller en politique, c'est que, de temps en temps, il faut proposer des mesures concrètes, des mesures qui sont efficaces, des mesures qui ont un effet immédiat. Je dois aussi dire que, si je soutiendrai le contre-projet du Conseil fédéral, j'ai également de la sympathie pour deux propositions individuelles qui seront présentées: la proposition Nordmann et la proposition Romano. Toutes deux permettent d'imaginer des mesures concrètes qui seront visibles pour la population et qui seront efficaces et mesurables.

Je sais aussi que la commission concernée, la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie, emmenée par son excellent président, Jacques Bourgeois, est en train de travailler sur un contre-projet indirect. Sans doute que celui-ci sera encore plus fin que le contre-projet du Conseil fédéral et permettra de mieux encore adapter nos décisions aux circonstances et aux évolutions qui sont en train d'avoir lieu dans notre société. Nous l'évaluerons et nous prendrons les décisions le moment venu, lorsqu'il nous sera présenté.

En attenant, je vous invite, comme d'autres, à soutenir le contre-projet du Conseil fédéral.