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Parmelin Guy · Bundesrat · 2022-03-08

Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2022-03-08

Wortprotokoll

La gestion du changement des compétences nouvelles est un des points forts de la formation professionnelle et de la formation continue en Suisse. Axé sur les besoins du marché du travail, ce système a fait ses preuves en matière d'adaptation aux changements technologiques et sociétaux. Toutes les formations professionnelles, initiales et supérieures, font l'objet d'un réexamen périodique à l'initiative des milieux économiques. De plus, l'offre de formation continue à des fins professionnelles est considérable et peut être élargie rapidement. Les entreprises recourent au système de formation professionnelle et continue [PAGE 249] pour former la relève dont elles ont besoin et s'assurer du développement des compétences de leur personnel. Les jeunes et les adultes bénéficient d'un système éducatif de qualité, qui leur offre des perspectives professionnelles attrayantes.

Avec les cantons et les milieux économiques, la Confédération continue à renforcer l'initiative individuelle et met en place les conditions-cadres pour que toutes les personnes qui le souhaitent puissent continuer à se former. Une offre de formation répondant aux besoins des individus et de l'économie existe et est développée en permanence par les partenaires de la formation professionnelle.

Ce sont les organisations du monde du travail qui sont responsables du contenu des formations initiale et supérieure. Une révision permanente est effectuée parce qu'il faut adapter les professions aux besoins de l'économie, je l'ai déjà dit.

La numérisation, par exemple, est un champ qui permet d'analyser les transformations des profils professionnels et l'évolution des professions. L'étude mandatée par le Secrétariat d'Etat à l'économie en 2017 confirme que le marché du travail et le système national de formation ont bien maîtrisé les changements structurels. Les profils des professions ainsi que les compétences y relatives n'ont cessé d'évoluer. La numérisation a entraîné une évolution et une adaptation des compétences spécifiques à chaque formation et à chaque profession. Le diagnostic électronique des pannes des automobiles, le modelage numérique des implants dentaires, la réalisation au moyen d'une imprimante 3D ou encore le mélange numérique des teintes par les vernisseurs en carrosserie en sont des exemples. Les compétences transversales ont gagné en importance. La culture numérique ne se limite pas à la connaissance technologique, mais elle inclut les compétences dans l'utilisation des nouvelles technologies.

La planification des horaires de service, les processus de commande ou la gestion documentaire sont aujourd'hui assistés par les technologies numériques. De plus, des filières obsolètes, qui ne sont plus demandées, sont régulièrement remplacées par des professions actuelles et axées sur le marché du travail, alors que de nouvelles professions sont créées. On citera par exemple la profession de polymécanicien CFC, qui est née de la fusion de sept formations professionnelles initiales indépendantes, à savoir conducteur de machine-outil, opérateur sur machine de câblerie, mécanicien de machine, ajusteur, monteur, mécanicien outilleur et mécanicien décolleteur. Le deuxième exemple est la profession d'interactive media designer CFC, qui a été créée à la suite de la numérisation intervenue dans la branche graphique. Il s'agit d'un autre exemple de transformation de ces branches. Enfin, la Confédération a soutenu le développement de l'examen professionnel fédéral de cyber security specialist, lancé en 2019 en étroite collaboration avec l'armée, et ICT Formation professionnelle suisse, principale organisation du monde du travail en matière de compétence TIC.

Dès lors, le Conseil fédéral considère que l'objectif visé par le postulat est déjà atteint, qu'un rapport supplémentaire ne sert à rien, que le travail se fait déjà bien et qu'il convient de rejeter ce postulat.