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Lachat François · Nationalrat · 2000-03-23

Lachat François · Nationalrat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2000-03-23

Wortprotokoll

Je tiens à relativiser ce qui a été dit tout à l'heure, notamment par M. Mörgeli.

A M. Baumann Ruedi, qui a fait allusion à la catastrophe écologique de Roumanie et à celle qui s'est déroulée sur la façade atlantique de la France: je voudrais que vous sachiez que la Commission de l'aménagement du territoire, de l'environnement et des pouvoirs locaux et régionaux a consacré plusieurs séances à ces deux catastrophes et a décidé, par voie de résolution, de charger l'assemblée de faire en sorte que la nouvelle Charte sur le Danube soit ouverte à la ratification.

La nouvelle Charte sur le Danube n'avait pas pu passer le cap du Comité des ministres parce qu'un certain nombre de pays, notamment au Nord, en particulier le Danemark, ne se sentaient pas du tout concernés par une Charte sur le Danube. Or maintenant, la démonstration est faite une fois de plus - elle le fut déjà avec Tchernobyl - que, quoi qu'il se passe en quelque point de l'Europe, nous sommes tous directement concernés.

Si je peux comprendre en partie les déceptions de M. Mörgeli, je voudrais quand même que nous fassions tous ensemble preuve d'un maximum d'humilité intellectuelle. En effet, vous devez tous savoir que les entités humaines, que les activités humaines, et a fortiori, que les institutions humaines ne sont jamais complètes; elles sont toujours perfectibles. Je ne vais pas répéter ce qu'a dit tout à l'heure M. Gross Andreas sur la relativisation à faire d'un certain nombre de choses par rapport aux standards que nous avons nous-mêmes.

N'oubliez pas que la Suisse a été condamnée à plusieurs reprises par la Commission européenne des droits de l'homme - elle ne le fut pas l'année dernière, mais elle le fut dans le passé. Je vous laisse donc imaginer ce qui peut se passer, notamment dans les nouvelles démocraties, et plus particulièrement dans les pays d'Europe centrale et orientale (PECO).

Monsieur Mörgeli, vous êtes historien; je le fus. Alors, je voudrais simplement, pour relativiser le tout, vous rappeler cette apostrophe d'un sénateur romain à ses collègues: "Ah, que la République était belle sous l'Empire!"