Mazzone Lisa · Ständerat · 2022-09-15
Mazzone Lisa · Ständerat · Genf · Grüne Fraktion · 2022-09-15
Wortprotokoll
Si on compare ce qui est en train de se jouer à un voyage, les installations solaires sur les espaces libres ou dans les Alpes sont comme une traversée de l'Europe en train: c'est long et ça demande un certain effort, alors que le solaire sur les toits c'est comme un week-end au vert à côté de chez vous.
Moi, je suis tout à fait prête à discuter de quelques installations en altitude, dont la production, en hiver particulièrement, serait un apport. D'ailleurs, j'ai déjà demandé, dans le cadre des travaux sur le projet de modification de la loi sur l'aménagement du territoire, un rapport sur une adaptation des conditions-cadres qui permettraient de mettre en place des installations en altitude. Donc, je suis tout à fait prête à discuter. Mais si on fait cela en urgence, on doit promouvoir aussi ce qui est le plus facile, à savoir le solaire sur les bâtiments. Il est inconcevable que l'on continue d'ériger aujourd'hui en Suisse des bâtiments sans solaire. Pour les propriétaires, c'est même une erreur parce qu'ils devront assumer ces coûts à un moment ou à un autre. Ce potentiel, nous avons besoin de l'exploiter. Ces installations devront être construites. Sur les trois quarts des bâtiments neufs érigés en 2020, sur lesquels il n'y avait pas d'installation solaire, les coûts seront par la suite beaucoup plus importants. Alors que si on prévoit d'installer du solaire au départ, c'est simple, efficace, rapide et économique.
Ce projet donne une orientation claire. C'est ce que j'ai dit dans ma première intervention: on a un concept qui tient sur deux jambes, l'une c'est l'apport du solaire alpin en hiver, l'autre c'est le solaire sur les bâtiments. Avec le changement de paradigme, le solaire devient la norme, pas de solaire devient l'exception. C'est ce qui est introduit à cet article en permettant aux cantons de mettre en oeuvre la mesure et de définir les exceptions. Donc, on leur laisse la compétence en matière de procédure d'autorisation et celle de définir toutes les exceptions en fonction des particularités de leur territoire. En revanche, on change de paradigme: le solaire devient la norme.
J'ai encore une brève remarque sur la question de la main-d'oeuvre et du matériel, qui a été formulée par notre collègue Fässler. Aujourd'hui, il y a un boom des installations solaires. C'est enthousiasmant. Il y a toujours plus de personnes qui font appel à du solaire compte tenu de la situation présente. J'espère que ce sera encore plus marqué avec les éléments que nous placerons dans le "Mantelerlass".
Sur la question de la main-d'oeuvre et du matériel, nous observerons aussi un boom économique lié à tout cela. Cela montre aussi que c'est une chance économique de poser ces fondements. Ce que vous disiez vaut tout à fait pour les "Freiflächen": les mêmes questions se posent pour la main-d'oeuvre et l'acheminement du matériel pour le solaire sur les bâtiments qu'en altitude. Dans ces deux cas, on doit rapidement aller de l'avant avec des solutions, de la même manière que l'on doit aller de l'avant avec une certification des panneaux solaires - ce que l'on a fait en Commission des affaires juridiques pour ceux de provenance chinoise.
J'aimerais terminer mon propos en mentionnant la Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie. Il y a un soutien de sa part. Elle demande que l'on examine une disposition. On donne la chance au Conseil national d'examiner cette disposition. Mais si aujourd'hui vous ne posez pas cette base, on passera à côté de ce soutien. Sur une telle question, quand on voit que les directeurs cantonaux de l'énergie donnent le signal qu'il faut aller de l'avant, il faut les écouter et maintenir les deux piliers - ses deux "jambes" - du concept de la commission, sinon l'équilibre est rompu.
Je vous remercie de soutenir la proposition de la majorité de la commission.