Neirynck Jacques · Nationalrat · 2003-03-03
Neirynck Jacques · Nationalrat · Waadt · Christlichdemokratische Fraktion · 2003-03-03
Wortprotokoll
Au point où on en est, je voudrais simplement faire une correction par rapport aux informations qui vous ont été données.
A de multiples reprises, on a parlé de cette chaire du bois qui existe à l'EPFL, comme si c'était le but prioritaire de l'école d'enseigner la construction de bois.
Tout d'abord, je peux démentir - puisque je viens d'obtenir l'information - l'assertion de Mme Ménétrey-Savary selon laquelle la chaire ne serait qu'à 40 pour cent. Renseignement pris en direct avec la direction, la chaire sera à 100 pour cent. Et je rappelle le communiqué qui a été donné le 19 décembre dernier. Je vais le relire pour qu'il n'y ait pas l'ombre d'un doute: "La stratégie adoptée par l'EPFL comprend l'engagement d'un nouveau professeur spécialisé dans la conception de constructions en bois." - En bois! "Parmi les différentes facettes de cette stratégie figurent aussi la combinaison du bois avec d'autres matériaux de construction comme le béton, le verre ou le métal, les techniques de simulation par ordinateur et l'utilisation du bois comme composant architectural. Cette stratégie élargit la position du bois pour lui donner une dimension globale au sein de la faculté Environnement naturel, architectural et construit." Donc, tous les défenseurs du bois peuvent avoir leurs apaisements: on ne supprimera pas cette chaire du bois puisqu'une levée de boucliers s'est produite pour la défendre.
Néanmoins, je voudrais préciser un certain nombre de choses. Effectivement, le professeur Natterer, qui est le titulaire actuel de cette chaire du bois, est une autorité internationale, mais c'est une autorité qui est peut-être trop bonne en ce sens que l'essentiel de son activité s'est déroulé à l'intérieur d'un bureau d'ingénieurs. Il n'avait pas le temps de donner des cours. Il n'avait pas le temps de faire de la recherche à l'EPFL. Donc, effectivement, la direction de l'EPFL a dû redéfinir le cahier des charges de cette personnalité.
Autre considération: on ne peut pas demander aux EPF de suivre les nouvelles directions qui se dessinent dans la technique sans, de temps en temps, abandonner d'anciennes directions. Si on les oblige de toujours tout maintenir de ce qui existe, elles ne peuvent rien créer de neuf puisque, je me permets de vous le rappeler, les EPF travaillent à budget décroissant depuis dix ans et vont travailler à budget décroissant, de fait, pendant les quatre années à venir, si ce budget est évalué par rapport au nombre d'étudiants qu'elles doivent former.
Enfin, toutes ces interventions me paraissent aller à l'encontre de l'autonomie que nous voulons donner aux écoles. On ne peut pas à la fois donner à la direction d'une école l'autonomie et lui imposer sur des points tout à fait particuliers, au terme d'une action remarquablement combinée, de maintenir quelque chose à laquelle un lobby tient, mais qu'elle peut éventuellement vouloir changer.