de Montmollin Simone · Nationalrat · 2022-09-29
de Montmollin Simone · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion · 2022-09-29
Wortprotokoll
La stratégie touristique du Conseil fédéral de 2017 a fixé des priorités quant aux objectifs de la promotion des offres touristiques suisses.
Un des champs d'action, le champ no 8, concerne les grands événements, car ils jouent un rôle moteur et stimulant pour le tourisme et le développement économique des régions. En effet, l'attractivité touristique de la Suisse dépend fortement des Mice - "meetings", "incentives", congrès, évènements - et des grandes manifestations. Elles ont souffert pendant la pandémie de Covid-19. Même si les mesures financières, notamment les aides pour cas de rigueur, ont permis de soutenir les acteurs concernés, cela ne suffit pas à redonner du dynamisme dans un secteur passablement mis à l'épreuve.
On peut pourtant saluer la mise en oeuvre d'un plan de relance du tourisme suisse adopté par le Conseil fédéral il y a tout juste une année, avec un budget de 30 millions de francs, à répartir sur deux ans, afin que la Suisse reste attractive en tant que destination touristique.
Si tous les secteurs touristiques sont concernés, cela est d'autant plus vrai pour la tenue d'évènements, de moyenne ou de grande envergure. On ne parle pas ici de très grands évènements, comme l'organisation de jeux olympiques par exemple, mais de la tenue de conférences internationales, telle la COP 31, qui devrait avoir lieu en 2026, de congrès mondiaux, d'autres réunions internationales ou de manifestations culturelles ou sportives.
La Suisse, par sa situation centralisée en Europe et ses capacités d'accueil, devrait être et rester une destination privilégiée. Pour qu'elle le soit, des conditions-cadres adaptées aux réalités de la tenue des grands évènements doivent pouvoir prévaloir. Cela peut concerner par exemple la levée d'obstacles réglementaires et la diminution de la bureaucratie, notamment celle relative aux droits de douane, à la TVA, à l'enregistrement des salaires, pour les entreprises qui viennent quelques semaines pour contribuer à la mise en oeuvre de ces évènements. Mais cela peut aussi concerner un soutien plus effectif aux acteurs sur le terrain dans leurs efforts pour attirer en Suisse l'organisation de grands évènements. Ce sont eux qui sont aux premières loges pour repérer les évènements potentiels et faire des offres. Un appui à certaines étapes du processus permettrait d'apporter des garanties parfois indispensables. Rappelons que ce secteur concerne en temps normal jusqu'à 50[NB]000 emplois et qu'il génère 5 à 6 milliards de francs par année.
On le voit, la branche des congrès, des séminaires et des grands événements est systémique pour les villes et pour les régions qui les hébergent. Toute la chaîne de valeur, en amont et en aval, est concernée: les fournisseurs de produits locaux, le commerce de détail, l'hôtellerie, la restauration, le tourisme en général, la culture, les transports, les activités diverses qui animent la venue de ces congressistes. Une concurrence internationale sévit dans cette branche pour l'acquisition de ces grands événements. Elle s'est encore accentuée ces dernières années.
Une impulsion particulière de la Confédération est attendue, dans le respect de la subsidiarité. C'est la raison pour laquelle, indépendamment de l'avis apprécié du Conseil fédéral à cette proposition de postulat, celui-ci reste d'actualité pour apporter les améliorations attendues par les acteurs du terrain et également pour assurer que, dans le prochain message sur la promotion économique 2024-2027, une attention particulière soit réservée à ce secteur central pour notre économie.
Car en effet, les congrès, les foires, les grands événements, doivent pouvoir compter sur une planification sûre, puisqu'elle nécessite de longs délais, parfois plusieurs années, depuis le moment où une offre est faite jusqu'au moment où, réellement, elle est suivie d'effets.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie de soutenir ce postulat.