Bendahan Samuel · Nationalrat · 2022-12-14
Bendahan Samuel · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2022-12-14
Wortprotokoll
Nous discutons aujourd'hui d'une motion contre laquelle l'alliance agraire s'est prononcée. L'objectif de cette motion est le suivant: il s'agit de créer une série d'exceptions à l'obligation d'utiliser les pendillards. Avec la liste des obligations dont la suppression est proposée, la liste des exceptions proposées, même le Conseil fédéral a dit que, de facto, il s'agissait en réalité d'une suppression de cette obligation. Dans les faits, entre supprimer cette obligation ou mettre toutes les exceptions proposées dans la motion, nous avons deux solutions qui sont quasiment identiques selon le Conseil fédéral.
L'objectif de cette obligation est effectivement de réduire au maximum les dispersions des éléments fertilisants et de limiter l'impact écologique des techniques d'épandage. Si nous ne mettons pas en place ce genre de mesure, d'une façon ou d'une autre, nous aurons une situation dans laquelle il sera de plus en plus dur de lutter pour les objectifs liés à la biodiversité, mais aussi à la santé de notre population.
J'aimerais être tout à fait clair. Lors de la discussion de la minorité au sein de la commission, jamais il n'a été question d'empêcher les paysans de faire leur travail correctement, jamais il n'a été question de permettre des discussions, jamais il n'a été question de ne pas proposer des choses qui peuvent éviter les problèmes liés aux éléments de fait qui empêchent les paysans de faire leur travail. Mais le texte de cette motion va tellement loin qu'il empêche complètement de mettre en oeuvre l'obligation d'utiliser les pendillards.
J'aimerais rappeler que cela fait un moment que l'on discute de politique agricole et qu'il est extrêmement difficile de faire des progrès dans ce domaine. Je suis le premier à dire qu'il faut soutenir les paysans et toutes les personnes qui travaillent la terre, dans le cadre de la mise en place des objectifs écologiques de notre pays. Je suis le premier à le dire et je suis prêt aussi à ce que des moyens soient mis en oeuvre, partout où il le faut, pour que nous puissions trouver une solution et qu'il soit possible et viable pour les paysans de le faire. Mais de supprimer complètement les techniques qui permettent, dans les faits, d'améliorer la biodiversité, de protéger la population, de protéger la qualité des sols et de protéger notre capacité à nous alimenter, de supprimer complètement ces obligations sans avoir de moyens alternatifs pour respecter ces mêmes objectifs, c'est une mauvaise chose.
Je vous invite donc à suivre la minorité de la commission, qui demande que cette motion soit rejetée, mais qui restera ouverte, notamment dans le cadre de la discussion sur la politique agricole, à faciliter ces questions réglementaires. Mais cette motion va trop loin et empêche complètement d'agir dans ce domaine. Je vous invite donc à suivre la minorité de la commission.