Lexipedia

Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · 2023-02-28

Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2023-02-28

Wortprotokoll

Le sujet dont on parle est le sujet de préoccupation numéro un de la population du pays, et depuis longtemps. Donc normalement toutes les grandes formations politiques, et même les petites, devraient avoir à coeur d'apporter des solutions au problème du niveau des primes d'assurance-maladie. Il n'y a pas beaucoup de solutions à chercher.

La première consisterait à abaisser le montant des primes, à baisser cet impôt injuste, à financer cette charge de la santé publique de manière différente. C'est le but de l'initiative populaire du Parti socialiste: plafonner les primes à 10 pour cent du revenu. J'aimerais dire à Mme Sauter que cette initiative ne coûte en réalité rien. Pourquoi? Parce que les coûts sont déjà payés, ils sont payés par les gens sous forme de primes individuelles, par tête, c'est-à-dire qu'il s'agit de l'impôt le plus injuste que l'on puisse trouver. Le plafonnement des primes revient à faire payer par l'impôt une partie de ce qui est payé aujourd'hui par un autre impôt, l'impôt le plus injuste qui soit. Donc cela, c'est l'initiative populaire du Parti socialiste. On pourrait trouver d'autres solutions, on pourrait rédiger un contre-projet. Tout est ouvert, mais il y a au moins une réponse possible.

L'autre réponse possible consisterait à limiter les coûts. Sur ce point, une initiative populaire du Centre a pour but de limiter les coûts. Là aussi, il y a plein de possibilités. Un contre-projet est sur la table. Il est possible de présenter plein de propositions pour limiter les coûts. On peut préférer la première voie ou la deuxième. On peut être favorable au fait d'agir dans les deux domaines en même temps. C'est le cas du groupe socialiste et du groupe du Centre.

Mais il y a un groupe qui dit qu'il ne faut faire ni l'un ni l'autre, ni agir sur les coûts, ni agir sur les primes, c'est le groupe UDC avec une partie du groupe libéral-radical. Là, je dois vous le dire, on ne comprend plus rien. Comment voulez-vous régler le problème numéro un de la population suisse en rejetant les mesures qui touchent les coûts et en refusant de revoir le financement du système de santé pour le rendre plus juste? Franchement, refuser d'entrer en matière à la fois sur l'initiative populaire qui entend maîtriser les coûts et sur le contre-projet à l'initiative populaire qui entend réorganiser le financement est incompréhensible. Au moins, soyez cohérents, répondez aux préoccupations de la population.

Je vous invite à suivre les groupes majoritaires qui demandent d'entrer en matière sur ce contre-projet.