Couchepin Pascal · Bundesrat · 2003-03-13
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2003-03-13
Wortprotokoll
Je vous invite aussi à rejeter la proposition de minorité.
Il ne s'agit pas de mettre en doute la qualité des prestations des chiropraticiens. Tout le monde est d'accord pour dire qu'ils sont comme les autres prestataires de soins: la plupart d'entre eux sont bons, il peut y en avoir de moins bons et il peut y en avoir de très bons. Mais enfin, dans l'ensemble, les chiropraticiens ne sont pas différents des autres praticiens. Le problème, c'est qu'ils ont une formation très spécialisée et qu'ici, on leur donne la possibilité de poser un diagnostic général qui nécessite une culture scientifique plus générale que celle qu'ils ont acquise à travers des études très spécialisées, qu'ils font d'ailleurs aux Etats-Unis. Je crois qu'il n'y a pas d'école de chiropraticiens en Suisse, et probablement même pas en Europe. C'est donc une question de principe.
Peut-être bien que dans certains cas, ça réduit les coûts dans la mesure où on n'a pas besoin de recourir à un médecin en plus. Mais, quand même, probablement que ça augmente les coûts parce que ça signifie qu'une nouvelle catégorie de prestataires de soins, à côté des médecins, aurait la possibilité de prescrire des prestations. La logique me dit que, s'il y a plus de gens qui sont en mesure de prescrire plus de prestations, probablement que les coûts vont être plus élevés que s'il y en a moins.
L'argument principal, c'est de dire et de redire que les chiropraticiens - ça ne met pas en cause la qualité de la prestation qu'ils donnent - sont des gens qui sont spécialisés sur le squelette et qu'ils n'ont pas la possibilité, n'ayant pas la formation de base nécessaire, de poser un diagnostic général. Ici, il s'agit de poser un diagnostic et, ensuite, de prescrire des prestations fondées sur ce diagnostic qui doit prendre en compte la totalité du corps.