preparatory:AB 33631
Scheurer Rémy · Nationalrat · Neuenburg · Liberale Fraktion · 2003-05-06
Wortprotokoll
Juste quelques mots suite au débat qui a vu M. Blocher et Mme Fetz intervenir. Bref, j'aimerais dire encore une fois à M. Blocher à quel point j'admire sa capacité extraordinaire à transformer un peu de vérité en grosse erreur. Il est vrai qu'il y a beaucoup à reprendre dans notre système éducatif; il est vrai que nous souffrons en Suisse d'un taux d'illettrisme de de 10 à 11 pour cent. Cela est grave et c'est un sujet de préoccupation. Mais est-ce que vous pensez vraiment que c'est en diminuant fortement les subsides que nous allons améliorer la qualité de la formation? Qu'il y ait dans certains secteurs trop d'étudiants, c'est possible. Qu'il y ait trop d'étudiants moyens, c'est encore une fois possible. Qu'il faille souhaiter beaucoup plus de physiciens, de mathématiciens et de chimistes, je le souhaite aussi. Mais pour ce qui est des étudiants de qualité moyenne, il en va de l'université un peu comme du sport: ce n'est pas avec un très petit nombre de licenciés que vous sortirez des champions. Il faut une masse importante aussi pour que des gens émergent véritablement et soient au top niveau.
Mais j'aimerais dire aussi à Mme Fetz que, personnellement, je ne peux pas opposer les crédits qui vont à la formation et à la recherche aux crédits qui vont à l'agriculture, parce que je suis à bien des égards trop près de l'agriculture pour faire cela. Ce que je souhaite pour ma part, c'est que nous ayons une recherche assez puissante qui puisse alimenter assez bien l'économie pour que nous puissions renforcer, par le résultat brillant de notre économie, l'agriculture qui en a bien besoin.