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Clivaz Christophe · Nationalrat · 2024-03-13

Clivaz Christophe · Nationalrat · Wallis · Grüne Fraktion · 2024-03-13

Wortprotokoll

Pour commencer, j'aimerais rappeler brièvement le cadre: l'année dernière, les Suisses ont largement accepté la loi sur le climat et l'innovation, dont l'un des objectifs est d'atteindre le zéro net en 2050. Mais des objectifs intermédiaires sont aussi fixés dans cette loi pour les années 2030 et 2040. Or, un des principaux instruments pour atteindre ces objectifs est la loi sur le CO2, sur laquelle nous travaillons actuellement.

Nous vous demandons de confirmer les décisions prises par notre conseil la dernière fois, c'est-à-dire de soutenir chaque fois les propositions de la majorité de votre commission et de rejeter les différentes propositions de minorité. Il est notamment très important de garder un pourcentage de réduction qui doit être réalisé en Suisse. Avec le taux de 70 pour cent, nous sommes déjà en dessous du taux de la loi en vigueur, qui est de 75 pour cent. Cela a déjà été évoqué par mes prédécesseurs, mais c'est effectivement une manière judicieuse d'utiliser l'argent public que de l'investir en Suisse plutôt que dans des projets à l'étranger. Cela permet aussi d'éviter le reproche souvent fait aux investissements à l'étranger, à savoir que, parfois, ils n'amènent pas les résultats escomptés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En Suisse, on suit les projets de près: si l'on investit dans la réduction, on obtient vraiment, au bout du compte, la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il faut aussi souligner que le projet de s'acheter, entre guillemets, des indulgences climatiques à l'étranger va bientôt avoir une fin, car tous les pays, selon l'Accord de Paris, doivent faire un effort. Il arrivera un moment où les pays qui réalisent ces projets devront, bien sûr, les comptabiliser chez eux. A ce moment-là, on se retrouvera d'un seul coup avec la nécessité de compenser énormément d'émissions de gaz à effet de serre.

Nous vous proposons également, pour la minorité Egger Mike qui concerne la réduction des gaz à effet de serre pour les véhicules, d'adopter la position d'une réduction linéaire. Elle est tout à fait possible, bien qu'elle demande effectivement un effort supplémentaire aux importateurs. Concrètement, cela signifie moins d'émissions de gaz à effet de serre en Suisse. Cela signifie aussi qu'en 2029, on ne devra pas, d'un seul coup, diminuer par deux cette valeur moyenne, ce qui semble totalement irréaliste à atteindre.

En troisième point, nous vous demandons de soutenir l'idée d'engager 20 millions de francs pour aider au financement de l'installation de bornes de recharge dans les entreprises, mais surtout dans les immeubles d'habitation. C'est une problématique à laquelle beaucoup d'entre nous sont confrontés. Dans une PPE, il est extrêmement difficile d'obtenir la majorité quand il s'agit de faire des investissements lourds pour équiper en bornes de recharge, parce qu'une partie des habitants ne sont pas intéressés.