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Vara Céline · Ständerat · 2024-03-14

Vara Céline · Ständerat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2024-03-14

Wortprotokoll

Tout a été très bien expliqué par le porte-parole de la minorité. J'ajouterai pour cet objet extrêmement important, qui vise au désendettement des personnes surendettées, un élément prenant en compte une vision à moyen et long terme: le sujet de l'absentéisme au travail.

Il faut savoir que - nous en avons discuté pas plus tard qu'hier - lorsque l'on a des dettes ou que l'on est surendetté, on est plus souvent malade. Une majorité des personnes surendettées sont malades, avec des conséquences directes, c'est-à-dire un absentéisme au travail. Cet absentéisme coûte à l'employeur.

En l'occurrence, ce sont les employeurs qui, dans le cas de figure de l'initiative parlementaire Amoos, se verraient effectivement affublés d'une tâche de traitement pour leurs employés qui choisiraient de souscrire à ce prélèvement direct de l'impôt. Cette tâche supplémentaire supportée par les employeurs serait largement compensée - c'est pour cela que je [PAGE 264] vous dis qu'il faut avoir une vision à moyen et long terme - par le fait que les employés seraient moins malades.

Aujourd'hui, l'une des principales dettes est l'impôt. Le fait de se décharger de cette dette est favorable non seulement pour les finances de l'Etat - cela a été très bien dit par M. Carlo Sommaruga -, puisque les impôts ne sont pas une créance dont on peut choisir de s'acquitter ou pas - c'est une obligation -, mais aussi pour l'économie, puisque, en l'occurrence, les employés qui bénéficieraient d'un prélèvement à la source se retrouveraient dans une situation beaucoup plus positive moralement et psychologiquement, avec un risque moindre de se trouver surendettés.

C'est donc un investissement payant pour l'économie. C'est d'ailleurs pour cela qu'une partie des milieux économiques soutient cette mesure, tout en rappelant qu'il faudra trouver les solutions les plus simples possibles afin de pouvoir annoncer administrativement ces personnes imposées à la source. Il faut quand même savoir que le système fonctionne déjà très bien, puisqu'il y a déjà un certain nombre de personnes qui en bénéficient.

Aujourd'hui, on est donc vraiment dans une logique, je dirais, positive et constructive, pour pouvoir remettre l'Etat à sa place comme créancier et lui accorder plus de moyens, pour soulager vraiment les débiteurs d'une charge terrible et, finalement, pour lutter contre l'absentéisme au travail. C'est un vrai fléau; on le connaît. Aujourd'hui, on vit une crise au niveau des ressources humaines dans tous les secteurs. Je crois que c'est le moment de donner un signal extrêmement fort afin d'encourager la santé au travail et ramener les gens au travail.