Nordmann Roger · Nationalrat · 2024-04-16
Nordmann Roger · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2024-04-16
Wortprotokoll
Dans ce dernier bloc, il y a deux aspects saillants. Le premier est le logement. La Suisse a la chance d'être un pays attractif, dans lequel beaucoup de gens aiment vivre et travailler. C'est une immense chance, car cela limite l'impact du vieillissement et nous permet de disposer de suffisamment de main-d'oeuvre, en particulier afin de s'occuper de nos retraités. Les pays qui sont dans la situation inverse, c'est-à-dire où les jeunes s'en vont et où il ne reste que les retraités, ne sont pas à envier. Ils s'appauvrissent et se dépeuplent, allant vers le déclin. Mais cette dynamique démographique, très positive, implique d'améliorer nos infrastructures et surtout de renforcer notre parc de logements, spécialement de logements à coûts abordables. C'est le sens des propositions des minorités Brizzi, à l'article 23 chiffre 99quinquies, et Wettstein à l'article 23 chiffre 99sexies, que je vous propose d'accepter.
Le second aspect est évidemment la question du climat. On en a beaucoup parlé ces derniers jours, sous l'angle de l'objectif et de la nécessité d'agir. En ce qui concerne la nécessité d'arriver à la neutralité climatique en 2050, la situation est claire. En juin 2023, le peuple a approuvé une loi fixant cet objectif et le déclinant par secteur. Dans cette salle, il n'y a plus qu'une minorité de la minorité qui conteste l'existence du problème. Alors qu'il n'y a plus de neige en dessous de 1500 mètres pendant l'hiver et que nous venons de battre tous les records de température au cours des 18 derniers mois dans le monde, le moment de l'action est venu. La question qui se pose est de savoir comment agir et comment le faire à l'échelle du problème.
Dans cette salle, nous le savons bien, il faut construire des projets majoritaires et ensuite s'assurer qu'ils survivent au référendum. C'est ce que nous nous efforçons de faire, avec plus ou moins de succès. Mais il est clair qu'il faut maintenant passer à la vitesse supérieure afin de déclencher des investissements massifs dans tous les secteurs, en particulier afin de décarboner les secteurs du logement, de l'industrie et des transports, et afin de réduire les émissions des secteurs comme ceux des déchets ou du ciment. C'est pour cela que nous proposons un fonds d'investissement dans la transition climatique aux partenariats publics et privés. L'Etat cofinance les investissements des privés afin que l'on avance suffisamment rapidement. C'est le sens de ma minorité, à l'article 23 chiffre 101bis, qui propose l'instauration d'un fonds pour le climat. Cette méthode, visant à solidariser une partie de l'effort, est la seule qui nous permettra de relever les défis d'une répartition juste de la charge de l'effort. C'est la condition sine[NB]qua[NB]non[NB]du[NB]succès de la transition climatique et énergétique.
Je vous remercie de soutenir ma proposition.