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Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · 2024-06-13

Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · Jura · 2024-06-13

Wortprotokoll

Das Postulat verlangt also vom Bundesrat einen Bericht, einen Bericht zur Thematik der postnatalen Depression. Das Thema ist zweifellos von grosser Wichtigkeit. Der Bundesrat ist überzeugt, dass psychische Belastungen rund um eine Geburt bei Müttern und auch bei Vätern erkannt und ernst genommen werden müssen. Noch besser sollten solche Belastungen natürlich verhindert werden.

Das Postulat fordert den Bundesrat ebenfalls auf, sich im Ausland nach guten Praxisbeispielen umzusehen. Der Bundesrat ist jedoch der Ansicht, dass es ausreicht, zu schauen, was in der Schweiz praktiziert wird. Wir haben hier nämlich bereits sehr gute Angebote.

En effet, en Suisse, la grande majorité des femmes et de leurs familles sont suivies à domicile par une sage-femme pendant plusieurs semaines après l'accouchement. Dans ce cadre, leur état psychique fait également l'objet d'une attention particulière. Ainsi, au cours des 56 premiers jours après la naissance, les caisses d'assurance-maladie prennent en charge entre 10 et 16 visites, plusieurs fois par jour si cela est nécessaire.

Par ailleurs, les familles et les femmes en particulier peuvent bénéficier des consultations parents-enfants. Ces offres sont proposées dans toute la Suisse et sont financées par les pouvoirs publics. Là encore, les parents, mais également les professionnels, peuvent aborder la question des troubles psychiques. Comme le montre une enquête réalisée en 2022, la plupart des consultations parents-enfants proposent également des créneaux en dehors des heures de bureau; si j'ose le dire ainsi. Il y a une disponibilité - et c'est juste et opportun - le soir ou durant le week-end.

Un rôle important dans le cadre du dépistage précoce est assumé non seulement par les gynécologues traitants, mais aussi par les pédiatres. Lorsque la mère nécessite un traitement médical ou psychologique en raison d'une dépression post-partum, elle peut faire appel aux offres ambulatoires établies. Elle peut également compter sur des offres spécialisées en milieu hospitalier. Le Conseil fédéral considère donc que ce ne sont pas les offres pour les personnes concernées qui manquent en Suisse.

Cependant, de toute évidence, il est crucial que les personnes qui travaillent, qui s'occupent des mères après l'accouchement, reçoivent une formation adéquate en santé psychique. Il existe diverses formations continues destinées aussi bien aux professionnels de la petite enfance - je pense aux sages-femmes ou aux équipes des consultations parents-enfants - qu'aux psychologues ou au corps médical.

Je tiens également encore à mentionner les activités de la fondation Promotion Santé Suisse dans ce domaine. Cette fondation a ainsi soutenu le projet national Miapas au cours des dernières années. Ce projet a permis de mettre au point différents supports concernant la santé psychique en lien avec une naissance. Ces différents supports sont mis à la disposition des professionnels. En outre, en 2021, la fondation a encore publié des informations et recommandations pour les professionnels dans la brochure "Soutenir la santé psychique des futurs parents".

Bref, comme je le mentionne, le Conseil fédéral estime que nous disposons déjà d'une bonne offre pour la prise en charge des femmes qui viennent d'accoucher, y compris en ce qui concerne leur santé mentale - il en va de même pour les papas. Si les offres venaient à manquer, il incomberait en premier lieu aux cantons d'y remédier, notamment lorsque certaines régions sont touchées ou que l'offre ne parvient pas à couvrir la demande.

En revanche, pour ce qui est de la formation continue des professionnels de la santé, qui est une thématique extrêmement importante, ce sont les sociétés de discipline médicale, les universités et les hautes écoles spécialisées qui sont mises à contribution et qui interviennent.

Donc, il ne s'agit pas du tout, pour le Conseil fédéral, de considérer que la situation ne mérite pas toute l'attention nécessaire. Mais je considère qu'un nouveau rapport ne permettrait pas concrètement d'améliorer la situation des personnes concernées. Je vous propose dès lors de rejeter le postulat.