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AB 346200

Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · Jura · 2024-09-25

Wortprotokoll

Selon une étude de l'Obsan qui date de 2022, l'offre de prestations de médecine de famille disponible dans notre pays permettra la couverture des besoins jusqu'en 2030. Force est de constater que ce n'est pas très lointain et, disons-le clairement, c'est uniquement en prenant en considération les médecins qui proviennent de l'étranger. Dès lors, le Conseil fédéral partage l'avis qu'il faut encourager la formation médicale initiale et continue. Ces dernières années, il a mis en oeuvre différentes mesures.

Grâce, par exemple, à un crédit supplémentaire de 100 millions de francs pour le programme spécial "Augmentation du nombre de diplômes délivrés en médecine humaine", le nombre de diplômes annuels passera d'environ 850 en 2016 à 1300 à partir de 2025, ce qui n'est pas encore suffisant. Compte tenu du manque de personnel qualifié dans de nombreux domaines de la santé, des efforts supplémentaires sont nécessaires, et ils sont particulièrement nécessaires au niveau des médecins de famille ou des médecins pédiatriques. C'est pourquoi je prévois de lancer cet automne ce qu'on appelle l'Agenda soins de base pour remettre au coeur du système la question du médecin généraliste ou médecin de famille, ou médecin de base ou de système, afin de répondre à cette question de la "Grundversorgung", comme on le dit en allemand.

Il s'agira de mettre en place un processus participatif qui implique tous les acteurs du secteur afin de trouver des solutions destinées à renforcer les soins de base dans toutes les régions du pays. Les mesures discutées dans ce cadre doivent permettre non seulement d'encourager la formation, mais surtout aussi de maintenir les médecins le plus longtemps possible dans le métier qu'ils ont choisi - donc de prendre en considération les conditions de travail - et également de veiller à ce qu'il puisse y avoir plus de places de stage, parce qu'en fait, certains médecins spécialistes n'ont jamais été "en stage" chez des médecins généralistes et ne savent pas véritablement de quoi il s'agit. Ainsi, l'attrait pour les spécialistes est renforcé du fait d'une méconnaissance de la richesse du métier des généralistes.

Compte tenu des différents travaux déjà en cours et de la volonté de mettre en place cet Agenda soins de base, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.