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AB 346649

Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · Jura · 2024-09-26

Wortprotokoll

Je vous remercie de consacrer du temps à un thème de société important: la pauvreté. Ce n'est pas un simple concept social, mais une réalité qui est vécue par bon nombre de personnes, en particulier des enfants, des jeunes et des personnes âgées. Je crois aussi que ce n'est pas qu'une question d'argent; c'est une question de dignité.

Lors de la session de printemps, votre conseil a renvoyé la motion Stocker à la commission compétente pour examen préalable, et votre conseil souhaitait attendre le rapport d'évaluation de la plateforme. De son côté, le Conseil national a adopté la motion Revaz à une large majorité.

Le 19 juin, le Conseil fédéral a pris connaissance des résultats du rapport relatif à la plateforme. L'évaluation externe a montré que cette plateforme faisait un travail de qualité. Ses objectifs de performance ont été salués et ils ont été dépassés. Les bases élaborées, ainsi que les manifestations, les échanges, sont très appréciés par les responsables de la prévention de la pauvreté. La portée de la plateforme est parfois limitée, et même régulièrement trop limitée, parce qu'elle ne parvient pas à exploiter tout le potentiel d'efficacité.

J'aimerais peut-être préciser ici que la plateforme, ce n'est pas un petit bureau dans une administration fédérale. La plateforme, c'est un "Netzwerk" - si j'ose le dire ainsi - qui est piloté par un groupe auquel participent des membres de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales, de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de l'instruction publique, de l'Union des villes suisses, de l'Association des communes suisses. Sur la base de l'évaluation, ce groupe de pilotage propose de créer une structure permanente pour le développement et la coordination des politiques nationales de lutte contre la pauvreté.

Je me permets aussi d'ajouter qu'il ne s'agit pas de "prendre" les compétences des cantons. Il s'agit juste de travailler sur un concept de prévention et de se coordonner, mais pas d'agir au sein des cantons. Je crois qu'on voit assez régulièrement la nécessité de coordonner, notamment pour des questions d'efficience et de lisibilité, différentes politiques au niveau fédéral, mais aussi de respecter la subsidiarité en n'entrant pas en matière sur les questions d'action sociale.

Der Bundesrat hat deshalb mein Departement beauftragt, ein Konzept auszuarbeiten, das folgende Punkte vertiefen soll: eine engere Abstimmung zwischen einer dauerhaften Plattform und dem bereits bestehenden Armutsmonitoring; die Entwicklung von Arbeitsprogrammen mit koordinierten Zielvorgaben; die Einrichtung eines Rates für Armutsfragen, der den von Armut betroffenen Menschen eine Stimme verleiht; die Abklärung der Bereitschaft der Partner, sich personell und finanziell zu engagieren.

En vue de consolider le dossier qui sera traité, comme cela a été mentionné, à la fin de l'année au Conseil fédéral, j'ai demandé à mes services de prendre des contacts. Et les contacts pris depuis plusieurs mois pour clarifier non seulement l'importance de la plateforme, mais aussi la participation financière à celle-ci ont montré que les acteurs cantonaux et communaux, les oeuvres d'entraide, les associations spécialisées, les hautes écoles et les fondations considèrent la plateforme comme importante et souhaitent qu'elle puisse perdurer. Depuis la séance de la commission, le processus s'est poursuivi, et de nombreux partenaires se sont engagés à soutenir la plateforme à l'avenir, non seulement en matière de personnel, de compétences ou de ressources pour des projets, mais aussi au travers d'un cofinancement et de la réalisation de projets ainsi que de manifestations communes.

Dies verspricht, mit einer noch besseren Zusammenarbeit und einer angemessenen Verteilung der finanziellen Lasten eine neue Dynamik auszulösen. Gestützt auf diese Elemente und die Arbeiten am künftigen Konzept der Plattform wird der Bundesrat bis Ende des Jahres über das weitere Vorgehen entscheiden können.

Le Conseil fédéral a donc défini les étapes à la suite desquelles il se prononcera sur la poursuite de la lutte contre la pauvreté, en collaboration avec les cantons, les communes et des acteurs privés, et ce dans le respect de leurs compétences respectives.

C'est pourquoi il vous invite à rejeter les deux motions Revaz et Stocker.