Kamerzin Sidney · Nationalrat · 2024-09-26
Kamerzin Sidney · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP. · 2024-09-26
Wortprotokoll
Stellen Sie sich vor, dass ein Schüler während seiner gesamten Schulzeit eine Brille tragen konnte und ihm bei der Maturitätsprüfung das Tragen einer Brille verboten wird. Genau Analoges passiert mit Schülerinnen und Schülern, die von einer Legasthenie - an einer solchen leiden 8 Prozent der Schweizer Schülerinnen und Schüler - betroffen sind. Glücklicherweise können sie die damit einhergehenden Probleme mithilfe eines Computers bzw. entsprechender Programme überwinden und die Schwierigkeiten, mit denen sie konfrontiert sind, umgehen, sodass sie wie alle anderen Schülerinnen und Schüler die Schule besuchen können.
Wo liegt also das Problem? Nun, solche kompensatorischen Mittel sind auf gymnasialer Ebene nicht zulässig. Es gibt keine Rechtfertigung dafür, diesen Schülerinnen und Schülern die Mittel vorzuenthalten, mit denen sie die Schwierigkeiten aufgrund der DYS-Störung überwinden und ihre Ausbildung wie andere Schülerinnen und Schüler ohne Störung absolvieren können.
Ich danke Ihnen für Ihre Unterstützung, damit jede Schülerin und jeder Schüler in diesem Land, unabhängig davon, ob sie oder er an einer Legasthenie oder an einer anderen Störung leidet oder nicht, die gleichen Chancen hat, den Beruf zu erlernen und auszuüben, den sie oder er sich wünscht und der ihr oder ihm entspricht.
Imaginez un élève qui a pu porter des lunettes durant toute sa scolarité et auquel, au moment de l'examen de maturité, on interdise justement de porter ses lunettes. C'est ce qui se passe avec les élèves sujets à un trouble "dys-", dyslexie, dysorthographie, etc., qui touche environ 8[NB]pour[NB]cent[NB]des[NB]étudiants suisses. En effet, un étudiant qui connaît ce type de trouble a des difficultés pour lire et pour écrire notamment, mais heureusement, l'utilisation d'un ordinateur ou d'un programme adapté lui permet de surmonter ce qui fait défaut, de contourner les difficultés auxquelles il est confronté et de suivre un cursus scolaire comme n'importe quel autre élève. Ainsi, l'élève peut pleinement s'exprimer avec ses compétences réelles, à égalité avec les autres élèves; il n'est pas exposé plus fortement que d'autres élèves à l'échec scolaire. C'est très important pour le futur et l'insertion professionnelle et sociale de ces adolescents d'une part, [PAGE 1930] mais aussi pour l'égalité des chances, d'autre part. A l'époque, on orientait ces élèves vers des filières qui ne correspondaient pas forcément à leurs compétences, mais qui tenaient compte de leurs troubles, alors qu'aujourd'hui ils peuvent s'orienter vers n'importe quelle filière qui correspond à leur profil, grâce à des mesures compensatoires. En outre, ces étudiants pourront pourvoir le marché du travail dans des secteurs sujets à pénurie ces prochaines années.
Alors, où est le problème? De telles mesures compensatoires sont autorisées à toutes les étapes de la scolarité - au niveau primaire, secondaire I et universitaire -, mais pas au niveau du secondaire II lors des examens de maturité. En effet, il n'y a actuellement pas de solution uniforme, de telle sorte que les élèves qui ont pu bénéficier de supports compensatoires durant toutes leurs études peuvent en être privés au moment de l'examen de maturité. Or, ne pas autoriser les moyens de compensation empêche les élèves concernés de montrer leurs compétences et porte ainsi une atteinte grave à la progression dans leur parcours de formation.
Quels sont les arguments pour rejeter l'utilisation d'un programme spécialisé ou d'un ordinateur au moment de l'examen de maturité? Celui du risque de tricherie? Mais plusieurs établissements permettent déjà ces moyens compensatoires et il n'y a pas eu de cas avérés de tricherie systématisée. L'argument du travail supplémentaire? On peut admettre que le travail supplémentaire doit céder le pas devant l'égalité des chances pour chaque élève et la possibilité de bénéficier des moyens compensatoires. Enfin, l'argument des compétences cantonales? Elles sont maintenues, puisque l'organisation et la modalité des études restent de la compétence des cantons. Le Conseil fédéral et la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) édictent l'ordonnance sur la reconnaissance des certificats de maturité gymnasiale et le règlement de même teneur. Ces dispositions, qui font office d'exigences minimales, fixent des principes généraux pour la compensation des désavantages et clarifient les questions de procédure. La question pourtant essentielle de l'utilisation d'un ordinateur et de logiciels adaptés n'est pas harmonisée, ce qui est, à notre sens, une lacune. C'est précisément le bon moment, aujourd'hui, pour harmoniser l'utilisation d'ordinateurs et de logiciels pour tous les étudiants à l'échelle nationale. Rappelons que 8 pour cent des étudiants connaissent ce type de trouble, qui nécessite une solution uniforme, car il n'est pas justifiable qu'un étudiant ne soit pas placé à égalité des chances dans un canton ou dans un établissement par rapport à un autre, ou, ce qui serait pire encore, que l'on n'ait pas les mêmes pratiques d'un établissement à l'autre au sein d'un même canton.
Je vous invite donc à accepter ma motion pour donner à chaque étudiant de ce pays, qu'il soit sujet ou non à un trouble dyslexique ou autre, les mêmes possibilités d'exercer le métier qu'il souhaite et qui lui correspond.