Stettler Thomas · Nationalrat · 2024-12-03
Stettler Thomas · Nationalrat · Jura · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-12-03
Wortprotokoll
La situation actuelle des finances fédérales exige une gestion rigoureuse et responsable. Merci au Conseil fédéral, ainsi qu'à tous ceux qui ont oeuvré dans ce sens concernant le projet soumis. Face à une croissance [PAGE 2060] toujours plus incontrôlée des dépenses publiques, nous devons prendre des mesures fermes afin de préserver la stabilité financière de la Suisse.
Le groupe UDC souhaite aujourd'hui réaffirmer ses trois priorités fondamentales. Premièrement, le frein à l'endettement doit être strictement maintenu. Le bilan de ce maintien brille comme une étoile en comparaison internationale. Le frein à l'endettement est un instrument indispensable pour garantir l'équilibre budgétaire. Il protège nos finances publiques des excès et préserve les générations futures, car les dettes d'aujourd'hui sont les impôts de demain. Le remettre en cause, voire pire, c'est-à-dire l'assouplir face aux excès de la politique de certains groupes parlementaires, entraînerait des conséquences catastrophiques. Nous devons continuer à respecter cet engagement légal sans concession. N'oublions pas que nous avons encore 27 milliards de francs à rembourser dans le compte d'amortissement hérités des mesures COVID-19 et en faveur de l'Ukraine.
Ja, Kollege Wettstein, eine heilige Kuh frisst, ohne zu produzieren. Die Schuldenbremse ist genau das Gegenteil: Die Kuh, die frisst und nichts produziert, das ist der Schuldenberg, der durch seine Zinsen auch die Mittel für Ihre Anliegen beschränken würde.
Deuxièmement, toute augmentation d'impôts doit être refusée, car trop d'impôts tuent l'impôt. Nos citoyens et nos entreprises ne doivent pas être victimes de l'inflation des dépenses fédérales. Toute hausse de la fiscalité affaiblirait encore plus le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises. La solution réside dans la gestion plus efficace des dépenses et non dans une augmentation des prélèvements fiscaux. Nous avons un problème de dépenses et non pas un problème de revenus.
Troisièmement, le groupe UDC veut freiner les dépenses de la Confédération, en particulier celles relatives à l'administration. En trente ans, les dépenses ont quasiment triplé. L'administration fédérale compte aujourd'hui plus de 40[NB]000 employés, un chiffre en constante augmentation et clairement non maîtrisé. Cette expansion démesurée représente une charge significative pour les finances publiques. Il est évident qu'une telle croissance ne peut plus continuer. Des coupes ciblées, ou du moins un plafonnement strict des effectifs administratifs s'imposent comme la seule solution valable pour[NB]améliorer[NB]durablement la situation. En un mot, notre groupe veut une politique financière au service des citoyens suisses.
Le groupe UDC tient à souligner qu'il est impératif d'utiliser les ressources publiques avec discernement et responsabilité. Notre politique financière doit avant tout servir le bien de notre population. Il est illusoire de croire que nous avons des moyens illimités pour résoudre les problèmes du monde entier. Les fonds publics doivent être utilisés en priorité afin de répondre aux besoins des citoyens suisses, que ce soit en matière de sécurité, de santé ou d'éducation. Par ailleurs, nous observons une expansion continue des budgets alloués à des secteurs tels que l'asile, la coopération internationale et la culture, tandis que les dépenses pour des secteurs stratégiques, comme l'armée et l'agriculture, stagnent. Ce déséquilibre devient de plus en plus inacceptable: la sécurité de notre population et l'indépendance alimentaire doivent redevenir des priorités budgétaires.
Grâce au travail de la Commission des finances, le groupe UDC a obtenu des avancées notables dans ce projet de budget. Nous saluons particulièrement l'augmentation des ressources allouées à l'armée, ainsi que le rétablissement partiel de coupes dans le secteur agricole, deux domaines essentiels pour la souveraineté alimentaire et la sécurité de la Suisse. De plus, bien que des efforts supplémentaires soient nécessaires, des mesures ont été adoptées pour freiner certaines dépenses de la Confédération.
Ces ajustements montrent qu'il est possible de concilier rigueur budgétaire et défense des intérêts stratégiques de notre pays. Nous nous réjouissons que ces principes aient été reconnus et intégrés, et qu'une majorité parlementaire semble prête à les soutenir.
Sur cette base, le groupe UDC accepte l'entrée en matière et espère que le budget amendé des propositions de minorité pertinentes portées ou soutenues par le groupe UDC trouvera une large majorité.
La Suisse mérite un budget qui protège ses citoyens, son économie et son indépendance. C'est dans cet esprit que nous continuerons à oeuvrer.