Lexipedia

Maillard Pierre-Yves · Ständerat · 2024-12-12

Maillard Pierre-Yves · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2024-12-12

Wortprotokoll

Au fond, notre débat concerne le fameux concept que nous avons accepté lors du premier débat, n'est-ce pas? La sous-commission responsable du DDPS nous a présenté un concept lors du premier débat. Elle nous a fait immédiatement accepter une augmentation très forte du budget militaire par rapport au projet du Conseil fédéral, avec plus de 400 millions de francs d'augmentation par rapport à la proposition du Conseil fédéral, ce qui correspond à une augmentation du budget militaire de près de 530 millions. Nous avons accepté cela d'emblée, sans procéder par étapes, sans essayer de négocier, notamment avec le Conseil national, qui voulait exactement la même augmentation. Nous nous sommes alignés sur le Conseil national du premier coup.

Sur le thème de l'aide au développement, nous sommes contraints de suivre le Conseil national. A la fin, je pense que ce sera probablement la proposition de minorité II (Friedli Esther) qui sera acceptée, dans le meilleur des cas, parce que nous sommes dans une situation où nous devons suivre, le budget le plus bas l'emportant à la fin. C'est[NB]évidemment[NB]une[NB]situation[NB]dans laquelle le Conseil des Etats devra s'aligner le plus possible sur la version du Conseil national.

Cela signifie donc que nous n'aurions jamais dû augmenter aussi fortement le budget de l'armée du premier coup; c'était une erreur. Si nous avions une marge sur le budget de l'armée, nous pourrions au moins espérer rapprocher les points de vue sur l'aide au développement de manière plus équilibrée. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut prendre cette marge sur la dernière position ouverte. Je vous invite donc à baisser davantage le budget des charges de fonctionnement de l'armée que ce que le Conseil national a lui-même fait.

J'ajoute un élément: Mme Friedli a dit que la coupe n'était que de 2 et quelques pour cent dans le budget de l'aide au développement, ce qui ne semble pas être beaucoup. Avec ma proposition, on ne fait une coupe que d'environ 1,5 pour cent dans le crédit de fonctionnement de l'armée; 1,5 pour cent, quand on a à peu près 5 milliards de francs - 4,98 milliards -, cela devrait être possible.

Je vous invite à soutenir la proposition de minorité I (Maillard) de manière à ce que l'on puisse espérer trouver une solution équilibrée avec le Conseil national dans la fin du traitement des divergences.