preparatory:AB 352685
Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · Jura · 2025-03-06
Wortprotokoll
Madame la conseillère aux Etats Graf, je vous remercie d'avoir ouvert la discussion, parce que la thématique du fentanyl est effectivement complexe et compliquée.
Aujourd'hui, c'est effectivement par les contrôles de la qualité des eaux qu'on voit ce qu'il en est de la consommation des opioïdes, qu'elle soit médicale ou en tant que drogues ou produits de synthèse. Je ne connais pas l'étude à laquelle vous avez fait référence. Je vais demander à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) de s'y intéresser. Je souhaite indiquer que non seulement des discussions, mais aussi des contacts réguliers, ont lieu entre l'OFSP et la Fédération des médecins suisses, et que, depuis 2021, ils organisent un débat actif sur ces questions. Je vous rejoins sur l'importance de la prévention.
Vous avez fait référence à la situation observée aux Etats-Unis. Il ne s'agit pas du tout de se dire que cela ne nous arrivera jamais, mais on a le sentiment qu'on a quand même des outils pour éviter une telle situation, qui serait dramatique, parce qu'on a déjà des prescriptions comparativement plus réservées et parce qu'on a - et cela est extrêmement positif - des locaux de consommation et toute une politique de prévention, mais aussi d'accompagnement des personnes dépendantes, qui permet de mesurer et d'accompagner les personnes concernées ainsi que les villes.
Vous l'avez relevé: en Suisse, la consommation, même si elle est un phénomène marginal, doit être prise en considération comme élément de société important. Certaines villes craignent une augmentation de la problématique. Je ne peux peut-être pas vous rassurer, mais je peux vous dire que l'OFSP est en contact régulier avec les cantons ou les villes à ce sujet, pour, si cela devait être nécessaire, pouvoir mettre des programmes de prévention encore plus actifs en oeuvre.
Je ne souhaiterais donc pas qu'on pense qu'on a le risque, avec le fentanyl, d'être en Suisse dans une situation similaire aux Etats-Unis, parce que ce n'est pas le cas. Par contre, il [PAGE 108] faut effectivement être vigilant sur les opioïdes d'une manière générale. Je vous remercie de me mettre à disposition l'étude de Baden que vous avez mentionnée.