Cornu Jean-Claude · Ständerat · 2003-06-18
Cornu Jean-Claude · Ständerat · Freiburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-06-18
Wortprotokoll
Bis repetita .... C'est un nouveau couplet d'une longue chanson, mais la musique vous est connue, je serai donc bref. Une partie de notre commission et notre Conseil s'étaient dans un premier temps opposés à un traitement identique du mode de scrutin entre les deux Chambres, estimant qu'il appartenait à chacune d'elle, selon ses spécificités et peut-être la tradition, de s'organiser, de déterminer son mode de fonctionnement. Nous y sommes, puisque nous n'avons pas repris cette règle dans la loi sur le Parlement, mais nous pouvons donc en parler librement entre nous à l'occasion de l'examen du nouveau règlement de notre Conseil.
Une large, très large minorité de la commission vous propose maintenant de faire le pas vers plus de transparence. Certes, notre mode de fonctionnement actuel ne pose pas de problème. Il a même quelque chose de sympathique. Mais, ne doit-on pas admettre que de nos jours, à une époque où la transparence est évoquée à toutes les sauces au point de devenir un maître mot - transparence des sociétés, des comptes, des mandats, des salaires, de l'administration, etc. -, que notre Conseil doit lui aussi faire un pas vers la transparence? Nos concitoyens, nos électrices et nos électeurs, les médias n'ont-ils pas le droit de connaître, si cela les intéresse, ce que nous votons individuellement sur les sujets essentiels? Dans les précédents débats, je n'ai pas entendu d'arguments vraiment convaincants contraires à la proposition de la minorité. L'argument financier n'en est pas un. Quant à l'argument technique, je suis persuadé qu'on trouverait une solution qui éviterait qu'on mette à mal notre salle de conseil fraîchement rénovée. De nos jours, pour communiquer, il n'est plus nécessaire de passer par le fil. Nous avons dans notre pays d'excellentes sociétés qui se feront un plaisir de nous apporter ou de développer la technologie la plus moderne qui nous intéresse.
Aussi, après passablement d'attentisme et de retenue, je vous demande aujourd'hui de faire le pas de la transparence en soutenant la minorité.