Broulis Pascal · Ständerat · 2025-06-10
Broulis Pascal · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2025-06-10
Wortprotokoll
D'abord, je veux remercier le Conseil fédéral d'avoir empoigné le dossier avec engagement. Une forte délégation du Conseil fédéral s'est rendue dans la région concernée. Merci aussi au conseiller fédéral Rösti, qui prend cela à coeur, avec son département en lien avec les catastrophes, et qui, depuis de nombreux mois maintenant, manifeste un intérêt pour renforcer la question de la cartographie des dangers, pour anticiper les différents problèmes que l'on rencontre.
Je vous encourage à entrer en matière et à accepter ces 5 millions de francs. L'approche me semble pragmatique : elle s'inscrit dans un soutien large au niveau suisse. Mais faire cette proposition sous cette forme - avec un projet de loi - soulève des questions qu'il faudra traiter ces prochains mois, ces prochaines années.
Aujourd'hui, on est dans le temps du deuil. J'ai une pensée pour la personne qui est décédée et sa famille, implicitement aussi pour les personnes touchées par la disparition de leur maison. Faire le deuil, c'est quittancer : c'est en quelque sorte prendre acte de cette catastrophe et enregistrer un plan stratégique pour ces prochaines années. On arrive au temps du constat : aujourd'hui, on sait que ce village a été rasé de la carte, mais on sait qu'il y a depuis plusieurs mois déjà des propositions dans cette chambre - par exemple, l'intervention parlementaire de notre collègue Regazzi pour un fonds. Mais quand on parle d'un fonds, il faudra élargir la notion de constat ; la solidarité ne peut pas uniquement s'appliquer à une certaine branche. Au niveau suisse, 8 cantons n'ont pas d'établissement d'assurance en lien avec les catastrophes. Donc, cela veut dire que 18 ont aujourd'hui un établissement cantonal qui garantit une solidarité. Il faudra qu'on le reprenne : ça ne peut pas uniquement être le secteur privé qui s'occupe de ce genre d'aspect. La solidarité passe par cette notion d'établissement cantonal. Pour ces 8 cantons, il y aura peut-être une réflexion à mener ces prochaines années pour mettre en place une solidarité territoriale.
Ensuite, il faut être conscient qu'aujourd'hui on parle de la montagne, mais, de temps en temps, cela concerne aussi la plaine : quand il y a des crues, c'est la plaine qui est concernée. La plaine aura aussi besoin, ces prochaines années d'une solidarité - il a été relevé par le président de la Commission des finances qu'il y a des catastrophes dans d'autres parties de la Suisse. Cette notion de constat va donc implicitement nous obliger aussi à réfléchir.
Puis, il y aura le temps de la reconstruction. Il est clair que cela prendra du temps. Ce matin, on a accepté le projet. On a dit que l'on aurait un temps pour dépenser cet argent. Est-ce trop court ou pas assez court ? Je n'en sais rien. Je sais que la reconstruction prendra implicitement du temps. Nous aurons à débattre du projet en lien avec l'initiative Weber, dans cette assemblée, puisque cette catastrophe a un lien implicite avec l'initiative Weber, et de la LAT 2. Quand on voudra reconstruire, forcément, il faudra se poser des questions.
La carte des dangers naturels existe et elle a été réalisée avec les cantons et la Confédération. Elle a un enjeu de discussion : savoir comment on aborde ces différents aspects. Ce matin, on n'avait pas le temps de traiter tous ces différents thèmes. D'autres commissions de notre Parlement traiteront de ces différents thèmes. Aujourd'hui, je vous encourage, sur le ton du deuil, à entrer en matière et à accepter de verser ces 5 millions de francs à la commune. Je termine en disant que ce sera bien à la communauté, et non pas à des personnes de toucher cet argent, mais bien à la communauté d'utiliser cet argent dans l'intérêt général.
Je vous encourage à entrer en matière et à soutenir l'octroi de ces 5 millions de francs demandés par M.[NB]le conseiller fédéral Rösti.