Parmelin Guy · Bundesrat · 2025-06-18
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2025-06-18
Wortprotokoll
La Suisse encourage la coopération dans les domaines de la formation, de l'innovation et de la recherche, selon les principes de l'autonomie des hautes écoles et des organes d'encouragement, de l'approche "bottom-up" - de bas en haut -, de la liberté et de l'intégrité scientifique, ainsi que de la compétition et de l'excellence. Les hautes écoles suisses jouissent d'une excellente réputation internationale. Elles offrent aux chercheurs un environnement de recherche attrayant. Elles définissent de manière autonome leur stratégie pour le recrutement à l'échelle nationale et internationale. Les chercheurs des États-Unis ont la possibilité de postuler dans les hautes écoles suisses pour les postes à pourvoir et les procédures de nomination. Les conditions-cadres générales sont les mêmes pour toutes les personnes qui postulent. Les bourses du Conseil européen de la recherche sont une autre possibilité, car elles s'adressent aussi aux pays tiers et, par conséquent, aux États-Unis.
Dans le domaine de la recherche, de nombreuses coopérations directes existent entre la Suisse et les États-Unis. Le financement de projets communs est facilité par l'accord "lead agency", conclu entre les agences de financement pour la recherche des deux pays, d'un côté le Fonds national suisse et de l'autre la "National Science Foundation" aux États-Unis. Dans le domaine de l'innovation, Innosuisse soutient des projets d'innovation fondés sur la science menés par un partenaire chargé de la mise en oeuvre en collaboration avec un partenaire chargé de la recherche. Innosuisse propose également un accompagnement aux start-up suisses avant leur entrée sur le marché ainsi que des instruments complémentaires pour les aider à se constituer un réseau.
Le Conseil fédéral entend créer les meilleures conditions possibles pour la coopération. L'élaboration de mesures spécifiques pour certains pays doit, de son point de vue, être rejetée. La réussite du système de recherche et d'innovation suisse confirme la validité de cette approche.
C'est pour ces raisons que le Conseil fédéral vous invite à rejeter la motion. Il estime que la mise en place de mesures supplémentaires visant à attirer spécifiquement les chercheurs des États-Unis doit être rejetée au regard du cadre existant qui est ouvert, compétitif et efficace.
J'ai entendu, Monsieur le conseiller aux États Hurni, un soir à la radio romande Mme Anna Fontcuberta i Morral, la présidente de l'EPFL, qui y voyait même un problème éthique. Vous parlez plutôt de naïveté, si on ne le fait pas, alors que d'autres l'ont fait. Je me rappelle aussi qu'à l'époque, quand nous avons été exclus ou suspendus des programmes européens, l'Université d'Uppsala en Suède, sur invitation du gouvernement suédois, avait mis à disposition - si je me rappelle bien les chiffres - environ 100[NB]000 francs par personne pour attirer des chercheurs suisses. Mais personne n'est allé à Uppsala. Cela prouve que le cadre fonctionne bien.