Parmelin Guy · Bundesrat · 2025-09-08
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2025-09-08
Wortprotokoll
Nous sommes tous d'accord[NB]: la formation professionnelle, dans son ensemble, est un facteur de réussite central pour la Suisse. Elle contribue à la grande compétitivité économique de notre pays. C'est également, en quelque sorte, la colonne vertébrale de la mobilité sociale. Grâce à la formation professionnelle, nous parvenons à offrir à de très nombreux jeunes des perspectives sur le marché du travail.
La formation professionnelle supérieure fait partie de ce système dual. Elle s'inscrit dans la continuité de la formation professionnelle initiale. Elle fournit en particulier aux PME les spécialistes et les cadres dont l'économie a urgemment besoin. Plus de 29[NB]000 personnes obtiennent chaque année un diplôme de la formation professionnelle supérieure, ce[NB]qui[NB]correspond à un tiers de tous les diplômes du degré tertiaire.
Cette formation professionnelle supérieure contribue pour une bonne part à l'attrait de l'ensemble de la formation professionnelle. Au niveau de la transition 1, elle montre aux jeunes et à leurs parents qu'un apprentissage offre la possibilité d'obtenir un diplôme du degré tertiaire avec d'excellentes perspectives de carrière et aussi, de salaire. Les diplômés de la formation professionnelle supérieure ont le taux d'emploi le plus élevé et le risque le plus faible de se retrouver au chômage.
Les diplômes de la formation professionnelle supérieure sont parfaitement ancrés dans le marché du travail suisse. Dans le même temps, cette formation professionnelle supérieure est confrontée à plusieurs défis. Nous constatons que l'internationalisation du marché du travail et de la société pousse à l'"académisation" des diplômes. Les titres spécialisés de la formation professionnelle supérieure, bien connus et appréciés, ne parlent plus à tout un chacun. En particulier, le public ne perçoit pas suffisamment que les diplômes de la formation professionnelle supérieure appartiennent au degré tertiaire. Ces diplômes manquent de prestige et de visibilité. À l'étranger, la formation professionnelle supérieure est généralement incomprise. En effet, dans la plupart des[NB]pays,[NB]seules[NB]les hautes écoles se situent au degré tertiaire. Les avantages de la formation professionnelle supérieure sont méconnus en Suisse et à l'étranger[NB]; il faut donc y remédier.
Le présent paquet de mesures vise donc à améliorer la réputation et la visibilité de la formation professionnelle supérieure et à créer des conditions comparables à celles du degré tertiaire. La formation professionnelle supérieure doit être valorisée comme elle le mérite. En plus, ce projet répond à des exigences politiques de longue date visant à renforcer cette formation professionnelle supérieure et notamment les écoles supérieures.
Ce paquet de mesures a été élaboré dans le cadre du partenariat de la formation professionnelle. Il bénéficie donc d'un très large soutien. Je tiens à souligner que les mesures ne renchérissent pas le système[NB]: il s'agit d'un projet de loi sans conséquences financières.
Comme le rapporteur, M.[NB]Michel, l'a déjà évoqué, la commission soutient à l'unanimité l'entrée en matière sur le projet ainsi que les trois mesures suivantes[NB]: le droit à l'appellation "école supérieure", l'introduction de l'anglais comme langue d'examen supplémentaire possible pour les examens professionnels fédéraux et les examens professionnels fédéraux supérieurs et la flexibilisation de l'offre d'études postdiplôme dans les écoles supérieures. Les compléments de titres "Professional Bachelor" et "Professional Master" ont donné lieu à davantage de discussions. Je pense que nous y reviendrons dans la discussion par article.
Je vous prie donc d'entrer en matière sur ce projet de loi, comme l'a fait la commission, et de suivre durant les débats la position du Conseil fédéral qui est aussi représentée[NB]par[NB]la[NB]majorité de la commission et par la minorité I (Chassot).