Maillard Pierre-Yves · Ständerat · 2025-09-11
Maillard Pierre-Yves · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2025-09-11
Wortprotokoll
Hier, on a failli avoir un débat sur l'augmentation du nombre de personnes travaillant à temps partiel[NB]; sujet qui semble beaucoup inquiéter une partie de la classe politique, comme s'il y avait toujours plus de personnes qui travaillent à temps partiel. Or ce n'est pas la réalité de notre société.
Nous avons effectivement plus de gens qui travaillent à temps partiel, mais aussi plus de gens qui travaillent tout court. En trente ans, le nombre de femmes actives sur le marché du travail a augmenté de près de 15 pour cent. Aujourd'hui, près de 80 pour cent des femmes sont actives sur le marché du travail. Cela pose évidemment un problème, quand les deux membres du couple travaillent[NB]; la question est de savoir qui peut s'occuper un petit peu des enfants. On entend des discours pour se plaindre du fait que les hommes et les femmes doivent recourir au temps partiel, on entend des discours disant que l'État ne doit pas s'occuper de la garde des enfants et on entend des discours pour se plaindre du fait que les hommes et les femmes ne font plus d'enfants aujourd'hui. On pourrait peut-être une fois mettre ces trois paramètres ensemble, et se dire que, si on n'offre pas des solutions de garde pour les familles, évidemment, les hommes et les femmes de ce pays devront travailler à temps partiel. De toute façon, le volume de travail global ne cesse d'augmenter. J'aimerais juste citer un chiffre[NB]: nous sommes aujourd'hui à 8 milliards d'heures de travail en Suisse - en 2005, nous étions à 6,5 milliards d'heures de travail. Évidemment, la population a augmenté, mais le volume d'heures de travail a augmenté autant que la population[NB]; ce qui signifie que nous avons [PAGE 818] besoin de solutions de garde pour les enfants, ou, alors, arrêtez de vous plaindre que les gens travaillent à temps partiel. Finalement, quand on met au monde des enfants, il faut que quelqu'un s'en occupe.
Je vous invite vraiment à soutenir les solutions de la majorité et à faire un signe avec un tout petit peu de cohérence, afin que nous puissions aider nos compatriotes et toutes les personnes qui vivent dans ce pays à travailler si possible à deux, si possible assez pour pouvoir avoir un revenu suffisant et préparer leurs retraites.