Broulis Pascal · Ständerat · 2025-12-08
Broulis Pascal · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2025-12-08
Wortprotokoll
Après avoir entendu les porte-paroles des deux minorités, je vous encourage à vous en tenir à la majorité.
D'abord, j'aimerais remercier le Conseil fédéral d'avoir fait preuve de diligence. J'ai déposé le 19 mars dernier la motion 25.3169, qui visait à renforcer le système multilatéral en ayant à l'esprit les problèmes qui commençaient à toucher la Genève internationale et la Suisse tout entière. On était en mars, soit trois mois après l'arrivée de M.[NB]Trump au pouvoir aux États-Unis. Entre le mois de mars et aujourd'hui, on a pu constater les dégâts et le repli effectué. On a vu aussi le retour, en quelque sorte, d'un égoïsme ambiant et, implicitement, le retour de l'État-nation. Le projet du Conseil fédéral tombe à pic[NB]: entre mars et juin, le Conseil fédéral a présenté le projet, a déposé un texte qui est cohérent - cela a été relevé - sur la question qui touche à la Suisse internationale. C'est vrai qu'on devrait bannir autant la "Lausanne sportive" que la "Genève internationale" pour parler de la Suisse, parce qu'il en va de l'image de notre pays. Le projet de budget qui vous est proposé aujourd'hui représente 0,15 pour cent du total de nos dépenses annuelles.
C'est aussi l'effort que nous devons consentir. Chaque fois qu'il y a une assemblée, chaque fois qu'une conférence internationale a lieu sur le territoire suisse, on est heureux de constater que la Suisse a les bons offices, donne un cadre sécuritaire suffisant. Le message que notre chambre va donner aujourd'hui, si on en vient à suivre la minorité I (Rieder), équivaut à un repli complet.
Beaucoup de pays s'inscrivent aujourd'hui dans une volonté de rapatrier ces différentes entités. On a parlé des entités politiques, mais le sport aussi - comme l'a relevé notre collègue - est du "soft power". Quand le CIO, autour duquel gravitent 70 fédérations sportives, invite des dirigeants internationaux pour parler du sport, ils ne parlent pas que du sport, ils parlent du sport dans son ensemble[NB]: le sport sécuritaire, le sport santé, le sport de compétition, c'est un tout. C'est [PAGE 1217] pour cela que le message que nous donnerions aujourd'hui en réduisant drastiquement le budget - nous ne l'avons pas fait pour la Fipoi, et je pense que ce point était crucial - serait mauvais. J'espère que, aujourd'hui, on sera clair sur le[NB]vote,[NB]pour[NB]donner en quelque sorte une assise, comme le souhaite le Conseil fédéral, à la Genève internationale, qui le mérite, puis également au canton de Vaud pour ce qui est du sport.
Je vous encourage à ne pas suivre les deux minorités et à vous en tenir à la proposition de la majorité.