Hurni Baptiste · Ständerat · 2025-12-18
Hurni Baptiste · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2025-12-18
Wortprotokoll
Cela a été rappelé[NB]: nous avons parlé à l'occasion du budget 2025 de la coopération internationale. Nous en avons parlé à l'occasion du budget 2026. Les membres de la Commission des finances en parleront encore aujourd'hui en conférence de conciliation sur le budget. Vous me permettrez donc d'être très bref sur la question, même si beaucoup pourrait être dit, car je crois que les enjeux sont connus de toutes et tous.
Nous pouvons décider de geler les dépenses de la coopération internationale, mais nous risquons de payer cher cette coupe. Ce choix manque de vision[NB]; ce n'est pas une bonne solution si nous acceptons cela. Geler ces dépenses, c'est abandonner des partenariats prometteurs. Nous collaborons de bien des manières avec des pays partenaires. Certains ont découvert dernièrement des métaux et minerais critiques. D'autres développent des puissances militaires colossales. D'autres encore modernisent leur économie à grande vitesse. Ce sont autant de marchés en devenir pour la Suisse. En face, nous soutenons ces processus et bâtissons des interopérabilités entre nos économies. Dans un monde en recomposition, est-il vraiment le moment de saborder notre position respectée dans le système international, ainsi que des relations de coopération et d'amitié de longue date[NB]?
Pour un pays neutre qui veut que sa neutralité ne soit pas lue uniquement comme guidée par des intérêts cyniques, il est important de jouer un rôle dans le système international. Il y a un dommage réputationnel colossal à donner l'impression que nous agissons de manière purement intéressée. Un monde où seul l'intérêt à brève échéance prime, dépourvu de toute solidarité et sans coopération internationale se fera - et c'est important de le souligner - d'abord au détriment de la Suisse, qui - je le rappelle - est un petit pays exportateur. Oui[NB]: se retirer du système international ou plutôt - soyons sincères - amoindrir notre participation est une erreur stratégique qui entre notamment en contradiction avec - cela a été cité - notre stratégie de coopération internationale acceptée - faut-il le rappeler[NB]? - il y a pile une année.
J'aimerais encore ajouter deux éléments. D'abord, j'aimerais dire que le budget de la coopération internationale, puisqu'on en a beaucoup parlé dans les derniers budgets, est sans doute celui qui a le plus participé ces dernières années à l'équilibre des comptes de la Confédération. Nous devons en tenir compte au moment où il est proposé une coupe supplémentaire par le Conseil fédéral et une coupe - si j'ose dire - encore supplémentaire par la minorité I (Friedli Esther).
C'est la raison pour laquelle je vous demande de renoncer à cette coupe, parce que nous avons d'ores et déjà effectué cette coupe il y a deux ans à l'occasion du budget 2025, mais, à minima, en tout cas, de suivre le Conseil fédéral et la majorité de la commission et de ne pas aller encore plus loin dans les coupes comme le propose Mme Esther Friedli.