AB 369469
Cottier Damien · Nationalrat · Neuenburg · FDP-Liberale Fraktion · 2026-03-03
Wortprotokoll
J'avais cru comprendre jusqu'à présent que le groupe du Centre soutenait le frein à l'endettement qui a été voulu par trois quarts de la population suisse et qui protège celle-ci de conséquences économiques désastreuses en termes de compétitivité, mais aussi d'augmentations de la fiscalité, car chaque augmentation de l'endettement finit par se reporter sur les générations futures, à la manière d'impôts déguisés. Nous devons donc poursuivre cette politique, qui est une politique prudente. Il ne faut pas être excessif, vous avez parfaitement raison, mais la dette de la Confédération n'est pas nulle aujourd'hui. Elle s'est d'ailleurs accrue pendant la période du COVID-19[NB]; il fallait qu'on puisse agir et que l'on ait cette marge de manoeuvre.
Aujourd'hui, le but n'est pas de créer un endettement supplémentaire. Il faut qu'on reste dans une position qui est bonne en Europe, mais qui n'est de loin pas la meilleure. En comparaison, plusieurs pays ont un endettement plus faible que celui de la Suisse. Le but n'est donc pas de courir comme certains pays voisins - regardons la France - vers un surendettement qui provoque ensuite des dépenses plus élevées pour la dette que pour certains secteurs extrêmement importants de sa politique. La France paie aujourd'hui plus pour le service de la dette que pour sa défense nationale. Quand on [PAGE 43] voit les priorités à placer, je crois que ce n'est pas le choix que l'on veut faire dans ce pays. C'est la raison pour laquelle il faut être cohérent avec ce paquet d'économie qui nous est aujourd'hui proposé.