Michaud Gigon Sophie · Nationalrat · 2026-03-12
Michaud Gigon Sophie · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2026-03-12
Wortprotokoll
Tout le monde ici sera d'accord avec moi[NB]: l'eau potable est un bien précieux et une chance. Cette motion valorise cela. Elle est plus technique que politique - c'est pour cela que j'ai mis des lunettes -, car elle vise à améliorer l'information sur l'eau potable par le biais de son ordonnance. Chacun en Suisse consomme ce bien de première nécessité chaque jour, sans pouvoir choisir son fournisseur. L'eau du robinet, vous ne la sélectionnez pas sur un rayon. En tant que consommateur captif, cela rend la transparence et la lisibilité d'autant plus indispensables. C'est précisément là que le bât blesse.
En 2024, la Fédération romande des consommateurs (FRC) a demandé à son réseau d'enquêteurs d'écrire à 252 communes pour connaître la qualité de l'eau potable dans leur commune. Les résultats sont peu rassurants. En effet, à peine 10 pour cent des distributeurs ont donné les informations attendues aux citoyens concernés. Certains envoient des pages de résultats de laboratoire incompréhensibles, sans même mentionner la valeur légale limite. D'autres encore envoient des rapports bruts avec des dépassements avérés, parfois importants, sans donner aucune explication. D'autres ont fourni des réponses du type "l'eau est potable dans la commune, merci". Ou alors le citoyen ne reçoit aucune réponse, alors qu'il y a droit, et cela pour 30 pour cent des communes interrogées.
Ce flou généralisé crée confusion et méfiance, alors même que la qualité de l'eau est bonne. Ce n'est pas une question de moyens financiers. Ce ne sont pas forcément les communes avec davantage de moyens qui se sont montrées les plus transparentes. Plusieurs communes de petite taille comme Gletterens, dans le canton de Fribourg, avec ses 1200 habitants, communiquent des informations claires, lisibles et utiles. Dans l'enquête, les 27 communes qui se classent dans la meilleure catégorie sont de taille variable et situées dans différents cantons. Cela démontre que ce n'est pas une question de moyens, mais de cadres, d'harmonisation, et aussi d'accompagnement. C'est[NB]justement[NB]ce[NB]que[NB]je[NB]demande aujourd'hui[NB]: donner aux distributeurs d'eau un cadre plus clair pour leur simplifier la tâche.
Aujourd'hui, certaines communes ne savent simplement pas comment informer, sous quelle forme, avec quel niveau de détail, ou ne se conforment pas à leurs obligations, parfois parce qu'elles ne savent simplement pas comment faire mieux. Cette motion vise autant à les soutenir qu'à informer la population de manière transparente et compréhensible. Nous sommes dans une période où la confiance dans la qualité de l'eau du robinet est parfois ébranlée. Les différents scandales rapportés par la presse - pollution au chlorothalonil, Pfas, TFA - inquiètent la population.
Avec le bon niveau d'informations, ni trop ni trop peu, diffusées de manière compréhensible, la confiance peut être renforcée, car nous voulons encourager le public à consommer l'eau du robinet, à réduire les bouteilles en plastique et à faire confiance à un système solide. C'est une chance de pouvoir boire l'eau au robinet et non de devoir acheter des bouteilles d'eau minérale. Nous voulons tous protéger cet acquis. Des parlementaires de tous partis ont signé cette demande. Le Conseil fédéral la soutient. Il reconnaît qu'une clarification est nécessaire. Il est prêt à fournir un soutien harmonisé et utile aux distributeurs.
Soutenir la confiance et l'information autour de l'eau du robinet et offrir aux communes comme à la population un cadre lisible, c'est ce que je vous encourage à faire simplement en adoptant cette motion.