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Parmelin Guy · Bundesrat · 2026-03-17

Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2026-03-17

Wortprotokoll

Tout d'abord, Monsieur Broulis, il faut noter comme point positif - il y a toujours des points positifs - que les scandales de corruption ont été révélés[NB]; ils n'ont pas été étouffés. C'est déjà quelque chose de positif. À partir de cela, il faut que le pays puisse lutter de manière efficace contre cette corruption. Pour la mise en oeuvre des moyens en faveur de la reconstruction de l'Ukraine, le Conseil fédéral a vraiment prévu un dispositif de contrôle strict, comme c'est le cas pour les mesures dans le cadre de la coopération internationale. Il prévoit notamment l'analyse détaillée des risques pour chaque projet, l'évaluation des risques liés aux partenaires, un système de contrôle interne, des mécanismes de suivi, des audits indépendants ainsi qu'un suivi externe par des experts internationaux. À ce jour - il faut quand même le souligner -, selon les informations à notre disposition, aucun fonds suisse n'est concerné par le scandale de corruption évoqué auparavant.

Au-delà des mécanismes de contrôle des projets, la Suisse soutient aussi l'Ukraine dans ses efforts de lutte contre la corruption. Elle le fait d'une part en cofinançant le programme du Fonds monétaire international et d'autre part dans le cadre d'un projet bilatéral avec le "Basel Institute on Governance". En outre, la Suisse prépare la contribution à un programme de l'Organisation de coopération et de développement économiques qui vise à aligner la législation ukrainienne sur les standards internationaux, à renforcer la prévention de la corruption et à améliorer les capacités d'enquête et de poursuite. Nous sommes donc au travail pour limiter au maximum les risques et aider l'Ukraine.

Concernant l'intervention de Mme la conseillère aux États Binder, j'ai eu l'occasion de rencontrer le président Zelensky à Davos. Nous avons une très bonne coopération, notamment par le biais de notre délégué. Les soutiens que la Suisse apporte concrètement sont souvent cités en exemple, en premier lieu par la première ministre Svyrydenko.

Concernant l'aide d'urgence, à cause de l'hiver et à cause des attaques sur le secteur énergétique menées par les Russes, nous avons, en un temps qu'on peut considérer comme record, identifié les besoins. C'était des besoins techniques très précis. Il fallait être sûr que ce qu'on pouvait fournir pouvait être immédiatement engagé sur place pour aider la population, que ce soit des génératrices mobiles ou d'autres aspects. Je salue le travail en commun réalisé de notre côté par le délégué et son équipe, la coopération internationale au développement, mais aussi du côté de l'Ukraine où les spécificités des appareils ont été données très rapidement. Le secteur privé a coopéré pour envoyer sur place, aux bons endroits, ces moyens qui devaient permettre à plusieurs centaines de milliers de personnes de passer la fin de l'hiver un petit peu mieux que ce qui était le cas jusqu'alors, avec cet acharnement russe sur les moyens énergétiques. Voilà ce que je peux dire.

Je crois que la Suisse est, à l'intérieur de l'Ukraine, vue comme une référence concrète parce qu'elle vise, avec les [PAGE 281] Ukrainiens, des projets concrets qui sont identifiés et mis en oeuvre. Ce que nous disons, nous le faisons et nous le finançons.