Parmelin Guy · Bundesrat · 2026-06-09
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2026-06-09
Wortprotokoll
L'objectif du postulat sous-jacent est de promouvoir une production de lait et de viande basée sur les herbages, adaptée aux conditions locales, respectueuse des animaux et favorisant une utilisation efficiente des ressources.
Sur le fond, le Conseil fédéral n'a pas de problème à soutenir cet objectif. La production de lait et de viande basée sur les herbages (PLVH) est un mode de production durable. Il est adapté au pays à vocation herbagère telle que le nôtre. Ce mode de production, il ne faut pas oublier, est actuellement encouragé chaque année par des contributions pour la production de lait et de viande basée sur les herbages, avec un montant d'environ 110 millions de francs. Elles sont versées à quelque 28[NB]000 exploitations, qui couvrent la plus grande partie des besoins alimentaires de leur bétail par de l'herbe, du foin, des regains et de l'herbe ensilée. Par ailleurs, plus de 90 pour cent des vaches laitières et des vaches mères sont inscrites au programme "Sorties régulières en plein air" (SRPA) ou à celui de mise au pâturage. Ces animaux couvrent la majeure partie de leurs besoins alimentaires journaliers au pâturage, et ces programmes génèrent des dépenses annuelles de plus de 238 millions de francs dans toutes les catégories d'animaux.
En ce qui concerne la politique agricole 2030 plus, le Parlement a chargé le Conseil fédéral de lui soumettre un message au plus tard d'ici fin 2027. Dans ce contexte, il ne faut pas oublier que le Parlement demande également une simplification des instruments de la politique agricole, un allègement de la charge administrative pour toutes les parties concernées dans la politique agricole 2027. Or, l'extension proposée par le postulat, à savoir l'introduction de primes supplémentaires pour le sevrage et de contributions à l'engraissement au pâturage, ainsi que l'encouragement à la coopération entre les exploitations laitières, les exploitations de vaches nourrices et les exploitations de pâture, feraient augmenter le nombre de directives et rendraient le système encore plus complexe. Cela se traduirait par une hausse de la charge administrative pour les exploitations agricoles et les services chargés de l'exécution, ce qui serait en contradiction avec le mandat que le Parlement nous a confié.
De plus, en raison de la situation budgétaire tendue, il est clair que les nouvelles aides devraient être financées au détriment des contributions existantes. Il devrait donc y avoir un effet de redistribution.
Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral vous demande de ne pas adopter ce postulat.