Couchepin Pascal · Bundesrat · 2003-09-18
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2003-09-18
Wortprotokoll
Nous ne sommes évidemment pas satisfaits du résultat des délibérations du Conseil national.
Tout d'abord en ce qui concerne les rentes de veuve et d'orphelin, nous avons soutenu la position du Conseil des Etats et souhaité que le Conseil national s'y rallie. Tel n'a pas été le cas. Comme on l'a dit, cela entraîne une charge supplémentaire - ou une économie de moins - de 120 millions de francs.
En ce qui concerne l'autre aspect, nous avons toujours été partisans d'attribuer 400 millions de francs pour une retraite flexible, dans la perspective de ce qui suivra ultérieurement. Nous sommes convaincus qu'un jour, il faudra, qu'on le veuille ou non aujourd'hui, élever l'âge de la retraite et que ce ne sera possible qu'avec une certaine flexibilisation pour tenir compte de certaines professions ainsi que des choix personnels. Ce jour-là, on ne parlera plus d'âge de la retraite, on parlera d'âge de référence, et à partir de celui-ci, on calculera des moins ou des avantages - je ne sais pas si on pourra parler de "plus". Cette flexibilisation partielle, au fond, favorise ces perspectives parce que le jour où on proposera, dans la 12e révision, un changement d'âge de référence, on aura fait la démonstration - et la retraite anticipée glissera vers le haut - qu'on veut sérieusement rendre possible la retraite anticipée.
Depuis que je fais de la politique à différents titres, pratiquement à chaque campagne électorale, j'annonce que pour la prochaine révision, il y aura une flexibilisation. Je crois que maintenant, il faut quand même faire un geste et introduire une certaine flexibilisation, à la condition, bien sûr, qu'on en revienne à la solution de votre Conseil pour les rentes de veuve et d'orphelin. Sinon, on ne peut pas cumuler. Si vous allez dans le sens du Conseil national pour les rentes de veuve et d'orphelin, il faudra ensuite renoncer à toute flexibilisation. Mais je crois que ce n'est pas très dynamique, comme vision des choses.
La vision des choses la plus dynamique, c'est votre solution pour les rentes de veuve et d'orphelin, et ensuite une flexibilisation, mais pas celle proposée par le Conseil national, qui ne favorise qu'une partie de la population et qui est au fond une sorte de prime pour dire: "Oubliez qu'on a modifié la situation des femmes, des veuves et des orphelins. Oubliez, on vous donne en compensation quelque chose qui va durer un certain nombre d'années. Entre-temps, on aura oublié ce qui s'est passé aujourd'hui." Ce n'est pas clair, comme attitude.
Je souhaite vivement qu'il y ait une divergence sur ces deux points avec le Conseil national. Pour créer une divergence, vous n'êtes pas obligés de voter les 400 millions de francs, il suffit de dire non à la solution du Conseil national. La commission "de réconciliation nationale" - comme on dit en Afrique quand les tribus n'arrivent pas à s'entendre - va chercher une solution meilleure.