Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 2003-12-03
Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-12-03
Wortprotokoll
A cet article 4a alinéa 1er chiffre 8, la minorité reprend une proposition Beck et vous demande de maintenir la décision de notre conseil.
Naturellement, le débat a déjà eu lieu et, par conséquent, je crois que je devrai être bref. Mais pourquoi maintenir ainsi la divergence avec le Conseil des Etats? Pour une raison qui engage l'avenir. Bien sûr, il est essentiel de décider de ces mesures d'allègement et, bien sûr, le groupe radical-libéral considère qu'il faut absolument tout faire pour assainir les finances fédérales. Mais il s'agit de savoir: ou l'on assainit avec - si je puis dire - des suites qui sont positives pour la collectivité et pour l'intérêt général, ou en assainissant, on risque d'hypothéquer l'avenir, avec des chocs en retour économiques et par conséquent aussi financiers.
En matière d'enseignement et de recherche, la part de l'Etat pour encourager, pour stimuler l'enseignement et la recherche, n'a cessé de baisser en termes comparatifs par rapport à ce qui se passe à l'étranger. Et en fait, dans le plan financier du Conseil fédéral, il y avait cette idée de rattraper dix ans durant lesquels nous n'avons pas fait ce que nous aurions dû faire pour continuer d'assurer, de garantir la qualité de notre recherche, la qualité de notre enseignement, de notre haut enseignement, et, par conséquent, la qualité de notre économie. Il s'agissait de rattraper le retard. Alors, si vous ne maintenez pas cette position, vous hypothéquez réellement l'avenir. Cela a déjà été dit dans cette salle, et je crois que nous devons insister et confirmer notre position à cet égard. Si, ensuite, il y a une proposition subsidiaire - je crois que Madame Riklin va venir avec une proposition de compromis -, eh bien on pourra en discuter.
Mais en tout cas, je crois qu'ici, par rapport au Conseil des Etats, il faut maintenir notre position antérieure et je vous y invite vraiment avec beaucoup de fermeté, parce que je crois que nous sommes en train de faire des bêtises et d'hypothéquer l'avenir de ce pays, dont vous savez bien qu'il passe par la matière grise et par ce qui la stimule.