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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2003-12-16

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2003-12-16

Wortprotokoll

Tout ce qu'il y a de bien et de justifié à dire sur Bibliomedia a été dit par le rapporteur et par Madame Leumann. Personne ne conteste l'importance de Bibliomedia dans le développement des bibliothèques de lecture publique en Suisse, et cela non pas depuis 1291 - comme le dirait un dyslexique -, mais depuis 1921.

Selon l'enquête Pisa, la lecture pose problème en Suisse. Naturellement, la solution unique ne réside pas dans le crédit que nous sollicitons et les activités de Bibliomedia, mais ces dernières contribuent à améliorer la situation. Bibliomedia, en plus, est décentralisée, c'est-à-dire qu'on couvre les trois régions linguistiques de Suisse: Soleure, Lausanne, Biasca. C'est un instrument à l'échelle nationale qui permet l'accès aux livres et à la lecture. C'est un instrument qui a une importance qualitative, mais aussi quantitative puisque Bibliomedia a prêté près de 360 000 volumes en 2002 à 500 bibliothèques publiques.

Le financement se fait conjointement par la Confédération, les cantons et les communes. Les cantons prennent en charge tous les frais liés aux offres dans le domaine scolaire, les communes ceux liés aux emprunts de livres. La clé de répartition du financement de Bibliomedia est la suivante: Confédération 47 pour cent, cantons 28 pour cent, communes 18 pour cent.

Personne ne conteste l'intérêt de l'activité de Bibliomedia. Le seul problème est de savoir si l'on octroie 7 ou 8 millions de francs. Le Conseil fédéral a proposé 7 millions, le Conseil national a décidé 8 millions. Nous maintenons le point de vue selon lequel 7 millions de francs exigent des sacrifices de la part de Bibliomedia, Madame Leumann l'a dit avec clarté, mais ceux-ci sont encore possibles et, comme l'a dit Monsieur Bieri, c'est en tous les cas cohérent avec les buts généraux de la Confédération.

Bien sûr, Madame Leumann, si on décide 8 millions de francs maintenant, c'est un signal pour l'Office fédéral de la culture. Mais celui-ci ne nagera pas dans l'or dans les années qui viennent, et même un signal comme celui-là ne suffira probablement pas pour réorienter les priorités en faveur de Bibliomedia. On restera probablement au niveau proposé par le Conseil fédéral. Bien sûr, ça représente une diminution relativement importante des moyens mis à disposition de Bibliomedia, mais ça ne nous paraît pas impossible! Et surtout, quand on compare, les sacrifices qui sont exigés dans d'autres secteurs - je pense par exemple à tous les sacrifices qui sont exigés maintenant dans le domaine de l'assurance-invalidité - risquent d'être plus douloureux du point de vue quantitatif et qualitatif que ceux qui sont demandés à Bibliomedia.

C'est la raison pour laquelle, sans enthousiasme mais avec conviction, nous soutenons, à l'article 1er du projet 2, le point de vue de la majorité de la commission et nous vous laissons le soin de juger si vous préférez assurer la cohérence avec l'ensemble des objectifs financiers de la Confédération ou sauvegarder les intérêts d'une organisation qui fait bien son travail et qui sera absolument nécessaire dans l'avenir.