Couchepin Pascal · Bundesrat · 2000-06-05
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-06-05
Wortprotokoll
La situation est claire: vous allez, si vous avez une certaine discipline de groupe, accepter la motion Theiler. Néanmoins, le Conseil fédéral vous suggère, dans un combat désespéré, de transformer la motion en postulat pour les raisons suivantes.
Quand j'entends les raisons pour lesquelles vous invitez à transmettre la motion, pour une bonne part ces intentions ne correspondent pas au texte de la motion. Nous craignons que si vous transmettez la motion, qui est une forme contraignante, on soit limité dans les mesures qui peuvent et doivent être prises pour favoriser l'accès de la Suisse à la société de l'information, accès qui, au demeurant, n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le craindre en entendant certains des orateurs qui se sont exprimés il y a un instant.
La motion Theiler date de 1998. Cela fait deux ans, et vous avez, avec raison, dit et répété que, dans ce domaine, les choses vont très vite. C'était un peu faux de prétendre que, depuis lors, rien n'est intervenu. Je cite un certain nombre d'évènements qui sont intervenus dans ce domaine: l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie a fait établir un concept global sur la manière de restructurer les professions de l'informatique. Un rapport a été présenté il y a peu de temps. Il va nous permettre d'améliorer considérablement l'offre de places d'apprentissage. Il y a eu un projet intitulé "Année initiale d'apprentissage" qui a été lancé dans le cadre de l'arrêté I sur les places d'apprentissage. Il prévoit un bloc de formation essentiellement scolaire d'une durée d'une année au début de l'apprentissage. Sept projets pilotes réunissant environ 200 participants sont déjà en cours de réalisation.
Les formations de base en informatique ne sont proposées que depuis 1994. Le taux de croissance des apprentis est fulgurant. Rien qu'entre 1998 et 1999, le nombre d'apprentis a augmenté de 66 pour cent. 1600 personnes ont entamé une formation dans ce domaine en 1999, et nous sommes convaincus qu'en 2003, entre 3000 et 5000 jeunes entameront une formation dans le domaine de l'informatique. C'est dire que la croissance est exponentielle.
En raison de l'assouplissement des conditions d'admission et de la création d'un nouvel examen professionnel d'informaticien IC, le nombre de candidats aux examens professionnels et professionnels supérieurs a augmenté. Pas moins de 700 candidats réussissent en effet ces examens chaque année et, de par l'orientation pratique de leur formation, ces professionnels sont très recherchés sur le marché du travail.
Dans les hautes écoles spécialisées, le nombre des élèves a passé de 374 en 1997 à 1092 en 1999 pour la filière HES de l'informatique. C'est dire que, là aussi, il y a un développement très rapide de la formation. Il y a toute une série d'autres projets, mais c'est inutile de les évoquer, puisque vous êtes décidés à transmettre la motion. Acceptez-la, dans la mesure où elle doit nous aider à faire accéder la Suisse à la société de l'information. Il y a encore un certain nombre de projets qui seront présentés sous peu.
Je répète que, pour nous, un postulat suffirait, parce que la motion donne le sentiment qu'on se limite aux mesures prévues par M. Theiler, or cela doit aller plus loin.