Binder Max · Nationalrat · 2004-05-05
Binder Max · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-05-05
Wortprotokoll
1. Asylgesetz
1. Loi sur l'asile
[VS]
Art. 93
Antrag der Mehrheit
Titel
Rückkehrhilfe und Prävention irregulärer Migration
Abs. 1
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Abs. 1bis
.... Beitrag zur Prävention irregulärer Migration zu leisten. Programme zur Prävention irregulärer Migration sind solche ....
Abs. 2
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
[VS]
Antrag der Minderheit
(Fehr Hans, Scherer Marcel, Schibli, Waber, Weyeneth)
Titel
Rückkehrhilfe und Prävention gegen illegale Einwanderung
Text
Der Bund kann Rückkehrhilfe leisten. (Rest streichen)
[VS]
Antrag Menétrey-Savary
Abs. 1bis
Streichen
Schriftliche Begründung
Die Migrationsprävention ist ein umfassendes Problem, das über den Rahmen des Asylwesens hinausgeht. Diese Massnahmen dürften deshalb weder hierher noch in das Asylgesetz und noch viel weniger in diesen Artikel über die Rückkehrhilfe gehören.
Der Begriff der Migrationsprävention ist keineswegs klar und kann zu Verwirrungen führen, da darunter mal die Migration allgemein (Version des Bundesrates), mal die "irreguläre Migration" (Kommissionsmehrheit), mal die "illegale Einwanderung" (Kommissionsminderheit) verstanden wird. Wie der Bundesrat in seiner Botschaft sagt, geht es hier darum, Personen in Konflikt- und Katastrophenfällen von einer Flucht in die Schweiz abzuhalten. Weiter führt er aus, dass diese Massnahmen kostenneutral seien, da sie künftige Kosten vermieden. Es handelt sich also nicht um eine konkrete Massnahme, die dazu da ist, den Folgen eines Konfliktes oder einer Katastrophe abzuhelfen oder auf die Migrationsursachen hinzuwirken, wie dies bei den Programmen der humanitären Hilfe oder der Entwicklungszusammenarbeit der Fall ist. Es handelt sich um eine reine Dissuasionsmassnahme, die den Eindruck erweckt, man wolle sich der Pflicht, verfolgte und Not leidende Menschen aufzunehmen, entziehen, und die die Migration weiterhin als etwas Negatives, als eine Geissel, eine Bürde oder eine Bedrohung, erscheinen lässt. Vor allem aber würde eine solche Bestimmung eher in ein allgemeines Migrationsgesetz als hierher gehören.
[VS]
Art. 93
Proposition de la majorité
Titre
Aide au retour et prévention de la migration irrégulière
Al. 1
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Al. 1bis
.... la migration irrégulière. Les programmes visant à prévenir la migration irrégulière sont ceux qui contribuent ....
Al. 2
Adhérer au projet du Conseil fédéral
[VS]
Proposition de la minorité
(Fehr Hans, Scherer Marcel, Schibli, Waber, Weyeneth)
Titre
Aide au retour et prévention de la migration illégale
Texte
La Confédération peut fournir une aide au retour. (Biffer le reste)
[VS]
Proposition Menétrey-Savary
Al. 1bis
Biffer
Développement par écrit
La prévention de la migration est un problème d'ensemble qui dépasse le cadre de l'asile. Il apparaît par conséquent que ces mesures n'ont pas leur place ici, ni dans la loi sur l'asile, et encore moins dans cet article consacré à l'aide au retour.
On peut noter que cette notion de prévention de la migration n'est pas du tout claire et qu'elle prête à confusion, puisqu'elle est tantôt interprétée comme s'appliquant aux migrations en général (version Conseil fédéral), aux migrations "irrégulières" (majorité de la commission) ou aux migrations "illégales" (minorité). Dans son message, le Conseil fédéral dit qu'il s'agit de dissuader les personnes fuyant une catastrophe ou un conflit de venir en Suisse. Il ajoute que ces mesures ne sont pas coûteuses mais qu'elles nous évitent des frais ultérieurs. Il ne s'agit donc pas d'une aide concrète, susceptible de remédier aux conséquences des catastrophes et des conflits ou d'agir sur les causes des migrations, comme le font les programmes d'aide humanitaire ou de coopération au développement. Il s'agit d'une simple mesure de dissuasion qui fait craindre une volonté de se soustraire au devoir d'accueillir des personnes persécutées ou en détresse, et qui maintient une représentation négative des migrations comme s'il s'agissait d'un fléau, d'une charge ou d'une menace. Mais surtout, ce genre de disposition aurait plutôt sa place dans une loi globale sur la migration et pas ici.