Binder Max · Nationalrat · 2004-05-05
Binder Max · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-05-05
Wortprotokoll
Erste Abstimmung - Premier vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 142 Stimmen
Für den Antrag Hess Bernhard .... 8 Stimmen
[VS]
Zweite Abstimmung - Deuxième vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 88 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 63 Stimmen
[VS]
Art. 109
Antrag der Mehrheit
Abs. 1-3
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Abs. 4
Über Beschwerden gegen materielle Entscheide, bei denen weitere Abklärungen nach Artikel 41 getroffen werden müssen, entscheidet die Rekurskommission in der Regel innerhalb von zwei Monaten.
(siehe Art. 37 Abs. 1-3)
[VS]
Antrag der Minderheit
(Janiak, Bühlmann, Gross Andreas, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Tillmanns)
Abs. 4
Streichen
[VS]
Antrag Müller Philipp
Abs. 5
Die gesamte Verfahrensdauer beträgt bei 80 Prozent aller Asylgesuche nicht mehr als sechs Monate ab deren Einreichung.
Schriftliche Begründung
Die Verschleppung des Asylverfahrens über mehrere Jahre darf nicht mehr vorkommen!
Es lohnt sich, in diesem Zusammenhang kurz auf die Migration von Tamilen Ende der 1980er und Anfang der 1990er Jahre zurückzublenden. So führten die gutmütige Duldung der vor allem in der Gastronomie beliebten Tamilen durch die Behörden, die inkonsequente Haltung des Bundesrates und eine sich ständig verbreiternde Basis der tamilischen Diaspora zu einer schwer kontrollierbaren Kettenmigration. Im Rahmen der Humanitären Aktion 2000, die vom Bundesrat gerne als Erfolgsstory propagiert wird (vgl. [PAGE 620] "Evaluation der Humanitären Aktion 2000 - Schlussbericht" vom Juni 2003 des BFF), wurde insgesamt 9766 Personen aus Sri Lanka die vorläufige Aufnahme gewährt (S. 11), und dies trotz der Rückführungsmöglichkeiten im Rahmen des Notenaustausches vom 10./11. Januar 1994 zwischen der Schweiz und Sri Lanka betreffend die koordinierte Rückführung von abgewiesenen Asylsuchenden nach Sri Lanka (SR 0.142.397.12). Im Schlussbericht schliesst das BFF sodann eine weitere Folge-Humak für die Verfahrens- und Vollzugspendenzen der Jahre 1993 bis 1995 nicht aus (S. 19). Dieser Zustand ist unhaltbar; solche Absichtserklärungen des BFF - als das müssen sie leider bezeichnet werden - sind nicht mehr hinzunehmen.
Die Teilrevision des Asylgesetzes soll aber nicht zum Anlass genommen werden, um nach Sündenböcken zu suchen und die vergangene Asylpolitik an den Pranger zu stellen. Wichtig und für eine künftige glaubwürdige Asylpolitik notwendig ist aber, aus den Sünden der Vergangenheit zu lernen und die Erkenntnisse daraus in die laufende Teilrevision einfliessen zu lassen. Eine zentrale Erkenntnis ist insbesondere die Verhinderung künftiger Pendenzenberge.
So muss im Gesetz endlich eine Gesamtverfahrensdauer für die grosse Masse der Fälle verankert werden. Diesbezüglich könnte sich auf den ersten Blick ein Zielkonflikt mit der Schweizerischen Asylrekurskommission (ARK) anbahnen, die sich generell auf die richterliche Unabhängigkeit berufen dürfte. Es fragt sich allerdings, ob die richterliche Unabhängigkeit überhaupt tangiert wird, wenn das Parlament rein quantitative Vorgaben betreffend Erledigungsquote macht, sich aber nicht in die Urteilsfindung einmischt. Gefordert wird ja nicht, dass alle Fälle innerhalb von sechs Monaten ab Gesuchseinreichung rechtskräftig zu erledigen sind. Mit einer 20-Prozent-Marge (= fast doppelt so gross wie die effektive Anerkennungsquote von BFF und ARK!) für heikle, zeitaufwendige Fälle wird jedoch sichergestellt, dass auch die ARK weiterhin Prioritäten bei der Behandlung setzen kann. Mit der Einführung des strategisch motivierten Absatzes 5 werden die spezifischen Behandlungsfristen gemäss den Absätzen 1 bis 4 sinnvoll ergänzt.
[VS]
Art. 109
Proposition de la majorité
Al. 1-3
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Al. 4
S'il n'est pas nécessaire d'engager d'autres investigations visées à l'article 41, la commission de recours statue, en règle générale, dans les deux mois sur les recours interjetés contre des décisions matérielles.
(voir art. 37 al. 1-3)
[VS]
Proposition de la minorité
(Janiak, Bühlmann, Gross Andreas, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Tillmanns)
Al. 4
Biffer
[VS]
Proposition Müller Philipp
Al. 5
Pour 80 pour cent de toutes les demandes d'asile, la durée totale de la procédure n'excède pas six mois à compter de la date de leur dépôt.
Développement par écrit
La procédure d'asile ne doit plus "traîner" pendant plusieurs années!
Il est utile dans ce contexte de revenir sur la migration des Tamouls entre la fin des années 1980 et le début des années 1990. Une tolérance débonnaire des autorités à l'égard des Tamouls (qui étaient appréciés tout spécialement dans le secteur de la restauration), une inconstance dans l'attitude du Conseil fédéral et une base de plus en plus étendue de la diaspora tamoule ont permis la mise en place d'une immigration en chaîne en Suisse. Dans le cadre de l'Action humanitaire 2000, une opération qualifiée publiquement de succès par le Conseil fédéral (cf. le rapport final de juin 2003 de l'ODR concernant l'Action humanitaire 2000), 9766 personnes originaires du Sri Lanka ont reçu une autorisation provisoire (p. 11 du rapport), et ceci malgré les possibilités de renvoi prévues dans l'échange de notes des 10/11 janvier 1994 entre la Confédération suisse et la République socialiste démocratique du Sri Lanka relatif au retour des ressortissants du Sri Lanka dont la demande d'asile a été rejetée (RS 0.142.397.12). L'ODR n'exclut pas qu'une situation semblable se produise à nouveau au sujet des dossiers encore en suspens depuis les années 1993 à 1995 (p. 19). Cette situation est intenable et ce type de déclaration d'intention de l'ODR ne peut être accepté.
Or la révision partielle de la loi sur l'asile ne doit pas devenir l'occasion de rechercher des boucs émissaires et de clouer l'ancienne politique d'asile au pilori. Ce qui importe, c'est de tirer les conclusions pour l'avenir et d'utiliser les leçons du passé pour réformer le système. Une des leçons à retenir consiste donc à faire en sorte qu'il n'y ait plus de montagnes de dossiers en suspens.
La loi doit donc contenir enfin une disposition limitant la durée de la procédure complète pour la grande masse des demandes. A première vue, on pourrait entrevoir un conflit possible avec la vocation de la Commission suisse de recours en matière d'asile (CRA), laquelle se prévaudra de son indépendance face à un Parlement qui lui imposera des limites "quantitatives" tout en ne s'immisçant pas dans le prononcé des jugements. Remarquons qu'il n'est pas exigé que tous les cas soient liquidés en l'espace de six mois entre le dépôt de la demande et la décision définitive. Une marge de 20 pour cent (presque le double du quota admis par l'ODR et la CRA) pour les cas délicats ou nécessitant davantage de temps permet quand même à la CRA de fixer ses priorités. L'alinéa 5, motivé par des considérations stratégiques, complète de manière judicieuse les alinéas 1 à 4 concernant les délais d'examen des dossiers.