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Binder Max · Nationalrat · 2004-05-06

Binder Max · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-05-06

Wortprotokoll

Abstimmung - Vote

Für den Antrag Müller Philipp .... 63 Stimmen

Dagegen .... 55 Stimmen

[VS]

Übrige Bestimmungen angenommen

Les autres dispositions sont adoptées

[VS]

Art. 12-14

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Proposition de la commission

Adhérer au projet du Conseil fédéral

[VS]

Angenommen - Adopté

[VS]

Art. 15

Antrag der Mehrheit

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

[VS]

Antrag der Minderheit

(Bühlmann, Gross Andreas, Hubmann, Janiak, Marty Kälin, Tillmanns, Vermot)

Abs. 1

.... dauerhaften Aufenthalt beantragen, können den Entscheid in der Schweiz abwarten.

Abs. 2

Streichen

[VS]

Antrag Müller Philipp

Abs. 2

Streichen

Schriftliche Begründung

Absatz 2 ist rein spekulativ ("voraussichtlich") abgefasst: Wie kann die zuständige Behörde erkennen, dass die Voraussetzungen für einen dauerhaften Aufenthalt zu einem späteren Zeitpunkt vielleicht einmal erfüllt sein dürften?

Spekulative Elemente haben in einem Gesetz nichts zu suchen. Diese Bestimmung ist deswegen ersatzlos zu streichen. Die bundesrätliche Lösung ist im Übrigen völlig untauglich, wenn gefälschte Dokumente eingereicht werden. Zudem wird mit Absatz 2 die in Absatz 1 aufgegriffene Problematik wieder unterhöhlt ("Ausländerinnen und Ausländer, die für einen vorübergehenden Aufenthalt rechtmässig eingereist sind und die nachträglich eine Bewilligung für einen dauerhaften Aufenthalt beantragen, haben den Entscheid im Ausland abzuwarten.").

Im Rahmen der Vernehmlassung haben sich zudem 15 Kantone für schärfere Einreisevoraussetzungen ausgesprochen und verlangt, dass der Ausländer den Entscheid grundsätzlich im Ausland abzuwarten hat.

[VS]

Eventualantrag Vermot

(falls Art. 15 gemäss Mehrheit/Bundesrat angenommen wird und nachdem Art. 30 Abs. 1bis ebenfalls angenommen wurde)

Abs. 2

Werden die Zulassungsvoraussetzungen voraussichtlich erfüllt oder ist ein Gesuch gestützt auf Artikel 30 Absatz 1bis zu prüfen, ist der Aufenthalt während des Verfahrens gestattet.

Schriftliche Begründung

Anstelle der bundesrätlichen Kann-Formulierung ist ein Verbleiberecht verbindlich zu gewähren, sofern die Zulassungsvoraussetzungen voraussichtlich erfüllt sind. Die kantonale Behörde entscheidet bereits nach Ermessen, ob Letzteres der Fall ist. Wird dies aber bejaht, d. h., sind die Zulassungsvoraussetzungen voraussichtlich erfüllt, ist nicht einzusehen, weshalb die Behörde frei sein sollte, einem Gesuchsteller nach Gutdünken den Aufenthalt während des pendenten Gesuches zu verweigern. Ein solcher zusätzlicher Ermessensspielraum führte unweigerlich zu kantonal unterschiedlichen Praktiken, was rechtsstaatlich unbedingt zu vermeiden ist.

Ausserdem ist ergänzend festzuhalten, dass "sans-papiers", die die zeitlichen Voraussetzungen für eine Regularisierung gestützt auf Artikel 30 Absatz 1bis erfüllen, bis zum rechtskräftigen Entscheid über ihr Gesuch auch dableiben dürfen. Dies soll dabei schon dann gelten, wenn ein Regularisierungsgesuch gestützt auf Artikel 30 Absatz 1bis gestellt wurde, und nicht erst, wenn das Gesuch "voraussichtlich gutgeheissen" wird. Ein solcher Vorausentscheid ist nämlich nicht leicht zu fällen, lässt sich doch auch gemäss der Auffassung des Gesetzgebers erst nach vertiefter Prüfung feststellen, ob ein Härtefall vorliegt oder nicht. Soll die Verwaltung das Ergebnis der vertieften Prüfung gleichsam vorwegnehmen, wird sie offensichtlich überfordert.

Die beantragte Ergänzung von Artikel 15 Absatz 2 AuG ist auch deshalb unerlässlich, weil andernfalls regularisierungswillige "sans-papiers" davon abgeschreckt würden, sich einer behördlichen Prüfung zu unterziehen. Haben sie nämlich eine Wegweisung während des pendenten Verfahrens zu gewärtigen, werden sie sich hüten, ein Gesuch zu stellen. Damit würde der Status als "sans-papiers" gleichsam festgeschrieben und damit ein Zustand fortgesetzt, den wir mit [PAGE 676] Zustimmung zu Artikel 30 Absatz 1bis soeben als unerwünscht sanktioniert haben.

[VS]

Art. 15

Proposition de la majorité

Adhérer au projet du Conseil fédéral

[VS]

Proposition de la minorité

(Bühlmann, Gross Andreas, Hubmann, Janiak, Marty Kälin, Tillmanns, Vermot)

Al. 1

.... demande d'autorisation de séjour durable, peut attendre la décision en Suisse.

Al. 2

Biffer

[VS]

Proposition Müller Philipp

Al. 2

Biffer

Développement par écrit

L'alinéa 2 repose sur des éléments purement spéculatifs ("il semble avéré"). En effet, comment l'autorité compétente pourrait-elle savoir que les conditions pour un séjour durable seraient susceptibles d'être remplies ultérieurement?

Les éléments spéculatifs n'ont pas leur place dans une loi. C'est pourquoi il convient de biffer cette disposition sans la remplacer par une autre. S'agissant de la solution proposée par le Conseil fédéral, elle est inappropriée lorsque l'étranger dépose des documents falsifiés. L'alinéa 2 relègue au second plan la problématique soulevée à l'alinéa 1 ("L'étranger entré légalement en Suisse pour un séjour temporaire, mais qui dépose ultérieurement une demande d'autorisation de séjour durable, doit attendre la décision à l'étranger.").

En outre, dans le cadre de la consultation, 15 cantons se sont prononcés en faveur d'un durcissement des conditions d'entrée et ont demandé que l'étranger attende la décision à l'étranger.

[VS]

Proposition subsidiaire Vermot

(au cas ou l'art. 15 selon majorité/Conseil fédéral serait adopté et au cas où, par la suite, l'art. 30 al. 1bis le serait également)

Al. 2

L'étranger est autorisé à séjourner en Suisse durant la procédure, lorsqu'il semble avéré que les conditions d'admission seront remplies ou lorsqu'il y a lieu d'examiner une demande déposée en vertu de l'article 30 alinéa 1bis.

Développement par écrit

La formulation potestative prévue dans le projet du Conseil fédéral doit être supprimée au profit d'une formulation prévoyant que l'étranger bénéficie systématiquement d'un droit de séjour dans la mesure où il remplit a priori les conditions d'admission. Ce dernier point, c'est-à-dire la question de savoir si ces conditions sont effectivement remplies, est du ressort de l'autorité cantonale qui dispose en la matière d'une marge d'appréciation. En outre, il serait incompréhensible que l'autorité cantonale, après avoir estimé que ces conditions sont remplies, puisse à sa guise refuser au requérant le droit de séjourner en Suisse tant que sa demande est pendante. Le fait d'introduire une marge d'appréciation supplémentaire se traduirait inévitablement par des différences de pratiques en fonction des cantons, ce qui irait à l'encontre des principes qui régissent un Etat de droit.

Par ailleurs, il convient de garantir que les sans-papiers remplissant les conditions de durée permettant de procéder à une régularisation conformément à l'article 30 alinéa 1bis soient autorisés à rester en Suisse tant que leur demande n'a pas fait l'objet d'une décision définitive. Cette garantie doit être effective à partir du moment où la demande de régularisation conformément à l'article 30 alinéa 1bis est déposée et non uniquement à partir du moment où la demande est "provisoirement acceptée". De fait, d'une part, une telle décision provisoire est difficile à prendre puisque le législateur lui-même considère que seul un examen approfondi permet de savoir si le cas concerné constitue ou non un cas de rigueur, et d'autre part, il est difficile d'exiger de l'administration qu'elle anticipe le résultat de cet examen approfondi, dans la mesure où cela excéderait manifestement ses compétences.

Par ailleurs, la présente modification vise à compléter l'article 15 alinéa 2 pour éviter que les sans-papiers désireux de régulariser leur situation soient dissuadés de se soumettre à une procédure administrative. En effet, s'ils craignent de faire l'objet d'un renvoi pendant la procédure, ils se garderont de déposer une demande de régularisation. En l'absence d'une modification de cet alinéa, le statut de sans-papiers serait donc maintenu, ce qui aurait pour effet de pérenniser une situation à laquelle nous avons souhaité remédier en adoptant l'article 30 alinéa 1bis.