Fattebert Jean · Nationalrat · 2004-06-10
Fattebert Jean · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-06-10
Wortprotokoll
Le peuple a voté ces transversales alpines; on ne lui a pas dit que cela lui coûterait si cher. Tous les grands travaux sont sujets à des mauvaises surprises - certaines ne sont pas évitables, d'autres le sont. Il est frappant de constater le luxe avec lequel on construit, chez nous, les autoroutes en particulier, mais également les chemins de fer. Sécurité oui, esthétique oui éventuellement, protection de l'environnement oui - construire une voie de chemins de fer est un acte en faveur de l'environnement -, respect des populations touchées oui, mais luxe non. C'est une question de crédibilité par rapport au mandat que le peuple nous a donné.
Dans les conditions actuelles des finances fédérales, les propositions du groupe UDC, la proposition Weyeneth, par exemple, nous obligent à tenir compte de l'avis du peuple, pour éviter de gonfler la facture d'une manière indécente. Personne ne dit qu'un jour, peut-être, on pourra revenir sur une variante montagne, mais mettre 100 millions de francs pour un éventuel projet, ce n'est pas raisonnable. Dans "Rail 2000", on a dû renoncer à certains tronçons. Dans les réseaux de trains à grande vitesse, on reporte les échéances. Dans un tunnel, on ne peut pas s'arrêter au milieu, par contre on se doit de ramener par tous les moyens les surcoûts. A partir du moment où des milliards ont été engagés, on ne peut pas encore augmenter les sommes investies et reporter les délais dans lesquels on peut espérer un minimum de retour sur investissement.
Par ailleurs, toute la population suisse et ses institutions doivent subir des économies indispensables dans les budgets publics. Il serait incompréhensible que l'on ne puisse pas obtenir, de nos amis uranais en particulier, une part d'effort au redressement des finances fédérales. Au nom de la sécurité et de la modernité, on ne peut pas ajouter des centaines de millions de francs qui économiseraient beaucoup plus de vies humaines s'ils étaient investis dans le réseau des routes principales. Il y a une pesée d'intérêts à faire au point de vue sécurité.
Par respect de la décision populaire, par respect d'une gestion rigoureuse de l'argent du contribuable, au nom du groupe UDC, je vous demande de soutenir nos propositions.