Janiak Claude · Nationalrat · 2005-02-28
Janiak Claude · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion · 2005-02-28
Wortprotokoll
Monsieur le président du Conseil national, Monsieur le président du Conseil des Etats, Monsieur le président de la Confédération, Monsieur le conseiller fédéral, Madame la chancelière de la Confédération, mes chers collègues,
Nous venons d'entendre notre président et l'émotion nous étreint tous. Chacun d'entre nous mesure le courage qu'il a fallu à Jean-Philippe Maitre pour venir à Berne dans les conditions que nous savons ouvrir cette session de printemps 2005. C'est la preuve d'un sens élevé du devoir et d'une grande courtoisie à notre égard.
Nous avons tous apprécié sa manière souveraine de conduire les travaux pendant la session d'hiver 2004. L'examen des Bilatérales II et les débats sur les relations entre la Suisse et l'Europe ont marqué cette session. Ce thème domine aussi le calendrier politique de cette année avec les votations à venir. Jean-Philippe a dirigé cette session de "main de maître" avec la rigueur, la clarté et la fermeté qu'on attend de l'occupant du fauteuil présidentiel. Hélas, cette présidence, qui s'annonçait brillante, n'ira pas au-delà des propos qu'il vient de nous tenir, et nous le regrettons profondément.
Monsieur le président, en prononçant aujourd'hui cette déclaration, vous avez adressé un message politique au Conseil national, qui nous montre la direction à suivre. Il est l'expression du sens élevé des responsabilités et du bien public qui caractérisait déjà votre discours d'investiture du 29 novembre 2004.
Je voudrais simplement remercier Jean-Philippe Maitre d'être venu ici pour prendre officiellement congé de nous tous et l'assurer que nous comprenons la difficile décision qu'il a dû prendre.
Parlementaire de premier plan, il a appartenu à notre conseil pendant plus de vingt ans. Il y a exercé les charges les plus hautes, telles que la présidence de la Commission de politique extérieure et de celle de l'économie et des redevances, ainsi que la direction du groupe parlementaire démocrate-chrétien. La présidence de notre assemblée devait être le couronnement de son activité politique.
Nous n'oublions pas que c'est à son engagement en tant que président du Département cantonal de l'économie publique que notre conseil a pu tenir sa session d'automne 1993 à Genève. Il avait fortement oeuvré pour faire de cette session un grand succès.
Jean-Philippe Maitre a été au Parlement fédéral un excellent ambassadeur de la Genève que nous aimons - et, j'ajoute à titre personnel, que nous, Bâlois, aimons tout spécialement -, capitale de la paix et ville d'ouverture sur le monde.
Cher Jean-Philippe, tes collègues espèrent que ta santé se rétablira au cours des mois à venir. Nous t'adressons des voeux, non seulement à toi-même, mais aussi à ta famille et particulièrement à ton épouse. Il est réconfortant de savoir que tu jouis de leur plein appui.
Au nom de l'Assemblée fédérale et du Conseil fédéral, je te dis simplement mais de tout coeur: "Merci!" (Applaudissements nourris)
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Die Sitzung wird von 14.45 Uhr bis 14.50 Uhr unterbrochen
La séance est interrompue de 14 h 45 à 14 h 50
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