Burkhalter Didier · Nationalrat · 2004-09-22
Burkhalter Didier · Nationalrat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2004-09-22
Wortprotokoll
Concernant les remarques faites sur les différents projets, en particulier sur Swissint, je m'exprimerai au nom de la commission lors de l'examen de détail. J'y renonce donc maintenant. Je souhaite uniquement me concentrer sur la question de l'entrée en matière ou non.
Dans ses quelques arguments, la minorité verte insiste sur les chiffres rouges - si je puis dire -, sur le fait que le temps est aux économies. Dieu sait qu'elle a raison, mais on sait aussi que c'est un argument que l'on utilise surtout quand on est contre quelque chose, plutôt que sur le fait des économies elles-mêmes. Cette constatation est valable d'ailleurs pour tous les domaines de l'activité de l'Etat. En l'occurrence - je crois qu'il faut le rappeler -, l'armée a déjà largement fait sa part: le budget de l'armée a passé en quelques années de près de 6 milliards à quelque 4 milliards de francs actuellement, une baisse de près de 33 pour cent en la matière. Je dirais que l'armée est vraisemblablement, là aussi, un peu unique.
A la suite de cette discussion, je dirai simplement, au nom de la majorité de la commission, que notre conseil se doit, pour la question de l'entrée en matière en particulier, d'être aussi objectif et conséquent que possible. Nous devons faire preuve d'objectivité, en particulier dans l'appréciation du montant total des crédits demandés. Les faits, encore une fois, et en très résumé: ce montant de quelque 370 millions de francs est nettement inférieur à celui des années précédentes. Ce montant doit être mis en perspective avec l'ensemble des nombreuses priorités dans le domaine de la sécurité, et aussi avec la valeur de l'ensemble du parc immobilier militaire, qui avoisine 24 milliards de francs.
Nous devons être également conséquents dans les missions et les moyens que nous donnons à l'armée. Les missions principales de l'armée ont reçu l'aval populaire. La promotion internationale de la paix, la sûreté sectorielle, les engagements subsidiaires et de protection, constituent en quelque sorte les ordres donnés par le peuple à l'armée. Dès lors, celle-ci doit aussi pouvoir se procurer les moyens, ces outils, ces armes en quelque sorte au sens large pour remplir ces missions, pour exécuter ces ordres qui sont autant d'expressions concrètes de l'intérêt général.
Avec le vote d'aujourd'hui, la majorité de la commission estime qu'il faut consolider l'une des bases de cette politique, l'un des principaux outils, précisément. En une phrase: l'armée a aussi besoin de développement durable.
La commission vous propose donc à une très large majorité d'entrer en matière et d'accepter ce projet.