Huguenin Marianne · Nationalrat · 2005-03-10
Huguenin Marianne · Nationalrat · Waadt · Fraktionslos · 2005-03-10
Wortprotokoll
Au nom d'"A gauche toute!", je réitère qu'il est absolument nécessaire de soutenir l'initiative populaire, seul véritable projet de politique familiale dans ce pays; ceci, parce que l'enthousiasme et la volonté d'agir ne sont en effet pas au rendez-vous du projet de la commission, soutenu du bout des lèvres par le Conseil fédéral.
Dans l'avis complémentaire du Conseil fédéral du 10 novembre 2004 au rapport également complémentaire de la CSSS-N du 8 septembre 2004, on lit ceci, page 6515: "Le Conseil fédéral estime aussi qu'il est nécessaire d'entreprendre quelque chose" - "quelque chose": vous avouerez que cela tient plus du discours de cantine que du programme politique d'un gouvernement! - "au niveau fédéral dans le domaine des allocations familiales. Mais cela ne doit pas revenir à obliger de manière générale les cantons ou l'économie à allouer des prestations plus élevées."
Plus loin, à la page 6516, on lit ceci: "Quant au montant des prestations, le Conseil fédéral .... souligne une fois de plus" - c'est lui qui le dit! - "que la simplification du système ne doit pas se traduire par une augmentation des coûts et une charge supplémentaire pour la place économique suisse." Finalement, et c'est clairement dit, on veut bien qu'il soit dit qu'on a fait quelque chose, mais ça ne doit rien coûter!
Dans ledit avis, le Conseil fédéral se montre d'ailleurs d'une prudence de sioux sur les montants qu'il préconise, se montrant fort critique sur les 200 francs de Madame Fankhauser - 200 francs datant, rappelons-le, de 1991! -, et jouant avec l'idée que les montants plus bas proposés par les différentes minorités pourraient être préférables.
Il est indécent que des minorités de ce Parlement osent en effet proposer des montants de base de 150 ou de 175 francs, montants plus bas que la moyenne actuelle des allocations familiales de ce pays; et rien ne nous garantit maintenant que ce ne sont pas ces montants ridicules que nous retrouverons à la fin de ce projet.
Ce pays a besoin de faire aboutir l'initiative populaire de Travail Suisse. Les familles en ont besoin et l'investissement sera mieux ciblé et plus productif pour l'économie que les cadeaux fiscaux aux plus riches, car les familles les moins favorisées dépenseront ces montants et participeront à la relance économique, au lieu de les mettre à la banque ou sur le marché boursier.