Lexipedia

Studer Jean · Ständerat · 2005-03-01

Studer Jean · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2005-03-01

Wortprotokoll

On part de l'"Ostschweiz" et, via Soleure, on arrive à la "Westschweiz", ce qui me paraît assez cohérent géographiquement.

Si je me permets de prendre la parole, c'est pour vous exposer la situation dans laquelle nous nous trouvons après les assurances qui ont été données au moment de la votation populaire de 1998, dans des régions qui étaient appelées à bénéficier des investissements pour les grandes lignes. D'ailleurs, elles étaient censées être les seules bénéficiaires, de l'avis du Conseil fédéral, au moment où il présentait son message en 1996. Finalement, les Chambres fédérales ont estimé qu'il fallait rééquilibrer la part pour les lignes à grande vitesse également du côté de l'est de la Suisse.

Pour des régions périphériques situées à l'ouest de la Suisse, cet engagement des chambres et le vote favorable de la population ont été essentiels. Depuis bientôt sept ans, une grande partie du développement de cette région du pays est axée sur les assurances qui ont été données: en matière de transports publics, on n'allait pas concentrer les investissements sur certaines lignes, mais créer un véritable réseau. Cela signifiait pour la Suisse romande avoir au moins trois portails d'entrée: Genève et Bâle, mais aussi la ligne passant par Berne.

Cet élément de développement, garanti, a conduit l'ensemble des autorités politiques de l'Arc jurassien à assurer aux investisseurs étrangers que nous allions vers des liaisons de plus en plus rapides, en particulier avec la capitale française. Cela a eu des effets extrêmement concrets par un accroissement des investissements français dans ces régions jurassiennes. Je vous rappelle que c'est grâce à des investissements français qu'on a sauvé plusieurs marques d'horlogerie dans notre pays. Je ne crois pas que notre pays ait aujourd'hui à se plaindre de l'évolution de ce secteur économique, qui est florissant, contrairement à d'autres. Ces investissements, qui ont été faits notamment par des entreprises françaises ou dont le siège en tout cas est en France, ont eu ici des effets sur les places de travail. Aujourd'hui, dans mon canton, une personne sur huit qui travaille est de nationalité française. C'est dire que tout le développement de ces régions a été notamment axé sur les garanties obtenues quant au développement des liaisons à grande vitesse.

Nous n'avons pas simplement obtenu, mais nous avons aussi contribué nous-mêmes. Nous n'appartenons pas au réseau CFF; nous appartenons au réseau BLS. D'appartenir à celui-ci signifie pour certains cantons, comme ceux de Berne et de Neuchâtel, que lorsqu'on investit quelque chose sur une ligne pourtant d'importance nationale, les cantons doivent participer eux-mêmes au financement. Par exemple, pour les travaux qui sont prévus sur la ligne Berne-Neuchâtel-Pontarlier-Paris: si ces travaux devaient se réaliser, les cantons de Berne et de Neuchâtel devraient investir eux-mêmes plusieurs dizaines de millions de francs.

Alors, voyez-vous, quand notre collègue Schmid dit: "Aidez-nous!", je vous dis: "Soutenez-nous!", parce que nous nous [PAGE 40] aidons déjà un peu nous-mêmes. Mais nous avons encore besoin d'un peu de soutien pour continuer notre développement dans ces régions périphériques.

C'est dans ce sens que je vous invite à suivre la minorité Jenny.