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AB 535

Grobet Christian · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 1999-12-16

Wortprotokoll

J'aimerais répondre à ces questions en disant ceci: bien entendu, les communes et le canton de résidence ont d'importantes charges, notamment l'instruction publique et les dépenses sociales, qui ne représentent pas les trois quarts des budgets, mais un peu moins de la moitié. C'est la raison pour laquelle nous ne demandions qu'une rétrocession partielle de l'impôt sur le revenu. On avait invoqué, dans cette motion, une rétrocession de l'ordre de 30 pour cent. Elle pourrait peut-être être inférieure, mais nous n'avons jamais demandé une rétrocession totale.

Vous ne pouvez pas contester que les personnes en question bénéficient des investissements d'infrastructure qui sont engagés dans les cantons-villes. Vous le reconnaissez du reste, puisque vous me posez la question de savoir s'il ne serait pas préférable de trouver une solution de prise en charge ou de participation des cantons voisins à ces investissements. Alors, je suis totalement d'accord avec vous, mais je dois dire que cela fait vingt ans que le canton de Genève a entrepris des négociations. Oui, j'étais au Conseil d'Etat en 1981 déjà; j'ai donc siégé douze ans au Conseil d'Etat. J'ai participé, en tant que Genevois, bien que je sois Vaudois d'origine, à beaucoup de rencontres entre les Conseils d'Etat vaudois et genevois et nous avons, depuis 1981 en tout cas, et déjà avant, constamment mis sur la table la question de la participation financière de l'Etat de Vaud à des infrastructures intéressant la région, notamment l'aéroport. Le résultat, cher collègue, c'est qu'à ce jour le canton de Vaud n'a pas versé un seul centime! Il est clair que si le moyen que vous préconisez avait donné des résultats, je n'en serais pas aujourd'hui à défendre la motion que nous débattons. C'est donc à défaut de solutions comme celles que vous préconisez qui, malheureusement, sont invoquées chaque fois qu'on veut poser ce problème, que nous sommes amenés à proposer d'autres solutions.

Enfin, quant à la politique de construction à Genève, nous avons construit énormément ces dernières années, contrairement à ce que vous dites. Par contre, nous avons un territoire extrêmement restreint par rapport au canton de Vaud, et il n'est effectivement pas possible d'arriver à ce que tous les Genevois qui le désirent aient une villa. Nous avons un problème réel concernant la construction de villas, ou alors il faudrait que l'on sacrifie la totalité de notre zone agricole pour y arriver, et je peux vous dire qu'il y a un consensus général à Genève pour défendre ce qui reste de la zone agricole. Cela a effectivement pour conséquence que des ressortissants vont soit de l'autre côté, en France, ou dans le canton de Vaud pour trouver des terrains à bâtir pour des villas; c'est en raison de l'exiguïté de notre territoire.