Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · 2005-06-16
Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2005-06-16
Wortprotokoll
La motion Galladé 05.3190 concernant l'année initiale d'apprentissage (Basislehrjahr) propose d'élaborer différents modèles visant à mettre en place une année initiale d'apprentissage et à organiser ensuite des projets pilotes. Je m'exprimerai ultérieurement quant au troisième point de la motion.
L'idée de Madame Galladé est très bonne. En effet, on a constaté qu'à cause des grands changements structurels qui se succèdent dans le monde du travail - je pense à l'importance des nouvelles technologies, de l'information, de la communication par exemple -, certaines professions disparaissent et de nouvelles naissent. Mais, surtout, il y a un phénomène nouveau et important auquel nous devons accorder toute notre attention: il s'agit du fait que le niveau des qualifications et des compétences requises devient toujours plus élevé. En plus, outre le savoir et le savoir-faire, le rôle du savoir-être - c'est-à-dire des compétences sociales - prend de plus en plus d'importance.
Une autre constatation concernant les "trends" et les changements nous amène à prendre des mesures au niveau de la formation professionnelle de base. C'est un fait que presque deux tiers des places de travail - surtout les nouvelles - sont localisées dans le secteur tertiaire. Même les professions du secondaire sont de moins en moins liées au savoir-faire manuel; les connaissances touchant aux machines numériques, aux ordinateurs, à Internet et à toutes les nouvelles technologies acquièrent toujours plus d'importance.
Dans cette situation, il y a des entreprises qui ne sont pas intéressées à employer des apprentis après l'école obligatoire, ou surtout, quelquefois, elles n'ont pas les ressources qu'il faut pour cela. Par contre, ces entreprises seraient prêtes à engager des apprentis lorsque ceux-ci sont déjà un peu formés, tant du point de vue théorique que du point de vue pratique.
Pour bien d'autres raisons encore, que je ne peux pas développer ici, le canton du Tessin a expérimenté cette année de base théorique à l'école (Basislehrjahr). On a profité de l'arrêté sur les places d'apprentissage (Lehrstellenbeschluss) pour résoudre le problème de l'absence de places d'apprentissage dans des secteurs très prometteurs et novateurs comme l'industrie chimique, l'industrie pharmaceutique, l'électronique, etc.
L'expérience que nous avons faite avec les "Lehrstellenbeschlüsse" a été très positive, si bien que maintenant, il y a 26 professions dans lesquelles les jeunes peuvent faire leur première année, en partie à l'école professionnelle et en partie dans les laboratoires, soit publics, soit ceux des centres qui sont gérés par les associations professionnelles.
Dès la deuxième année, ils travaillent dans l'entreprise. Le contrat d'apprentissage est fait depuis le début, depuis la "Basislehrjahr", et se prolonge sur les quatre ans. Les professions sont celles des secteurs de l'électronique, de la chimie, de la biologie et de la pharmaceutique, des arts graphiques, de l'informatique. Des dessinateurs, des architectes et des ingénieurs qui avaient de la peine à trouver des places d'apprentissage en ont trouvé avec ce système.
Après cette première année, on a constaté que les jeunes ont une meilleure préparation théorique et pratique. Les entreprises sont ainsi plus intéressées à les former pour le reste de l'apprentissage. La motion Galladé 05.3190 demande de mettre à disposition des cantons et des associations professionnelles des modèles et de montrer des projets pilotes qui fonctionnent bien. Je trouve qu'on pourrait accepter cette motion. L'OFFT a à disposition toutes les expériences qu'on a faites avec les "Lehrstellenbeschlüsse" et, sans beaucoup de travail, il aurait pu réunir toutes ces expériences, faire une liste des "best practices" et modéliser les meilleures; les mettre à disposition des cantons et des associations professionnelles pour leur demander - surtout dans les professions d'avenir, les professions novatrices où il n'y a pas assez de places de travail en apprentissage - d'introduire cette "Basislehrjahr".
Il est aussi possible de le faire grâce aux articles 54 et 55 de la loi sur la formation professionnelle qui nous donnent la possibilité d'introduire des projets novateurs.
Je trouve qu'on devrait accepter cette motion.
C'est clair que la troisième proposition n'était pas idéale: on demandait de généraliser. Je trouve que les exigences doivent venir des cantons, des associations patronales, des syndicats, des associations professionnelles. Et après, nous avons la possibilité avec la nouvelle loi d'introduire dans ces professions cette "Basislehrjahr" qui, selon notre expérience, a été très favorable.