Lexipedia

Couchepin Pascal · Bundesrat · 2005-09-26

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2005-09-26

Wortprotokoll

Premier point: tout d'abord en ce qui concerne la plus ou moins grande rapidité de réalisation du projet, je voudrais dire à Monsieur Vischer, qui est un représentant de Zurich, que les oppositions n'ont pas été faites par Berne, mais par des Zurichois. D'ailleurs, ce n'est pas le seul endroit! Si le projet a pris du retard et qu'il entre dans une période d'austérité sur le plan financier, alors qu'il aurait peut-être été facilement financé il y a quelques années, cela ne vient pas du Conseil fédéral, mais des procédures et des oppositions faites à Zurich. Aujourd'hui encore, on n'a pas de permis de construire pour l'extension et on ne sait pas quand on l'aura. On ne sait même pas si on l'aura, puisque des recours sont pendants.

Donc ne nous faites pas de reproches quant aux délais de réalisation du projet, car la responsabilité en incombe à ceux qui font recours et qui ont empêché l'approbation du projet jusqu'à maintenant. Ensuite, il y aura des procédures de crédit, et là vous aurez votre mot à dire, comme je l'ai expliqué il y a un instant.

Deuxième point: le message du Conseil fédéral date - je ne veux pas dire d'une période antédiluvienne - de l'époque où Madame Dreifuss était conseillère fédérale. Cela ne fait pas une éternité, mais quand même quelques années, puisqu'il date de 2002. Lorsqu'un message est adressé au Parlement, c'est vous qui décidez du rythme auquel il est traité. Le Conseil des Etats, dans sa sagesse, a demandé au Conseil fédéral de rédiger un rapport sur les musées et veut des "visions" nouvelles et à long terme sur les musées.

Qu'on accuse ensuite le nouveau chef du département d'avoir des "visions" nouvelles - parmi d'autres - sur les musées, cela me paraît injuste! Il faut que les gens réfléchissent et qu'ils donnent aux parlementaires la plus large palette possible de choix, de telle sorte que le Parlement puisse choisir. Il y a quelque temps, j'ai eu une difficulté avec une commission, parce que j'ai dit qu'on ne pouvait pas toujours présenter des rapports complémentaires. On m'a répondu que nous devions collaborer. J'ai rétorqué que je respectais la volonté du Parlement. Mais là on lui reproche de collaborer tellement bien qu'on lui dit qu'il ne devrait pas faire de nouvelles propositions. Alors "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà", le grand Pascal - le seul grand Pascal, celui du XVIIe siècle - le savait déjà! Cela reste une vérité aujourd'hui encore. Il y a trois semaines, il fallait collaborer; maintenant, on collabore trop!